‹ ContesChapitre 155 sur 193 · GON'TES T. IL · texte numérisé non relu

GON'TES T. IL

Elle-même, observant un paisible silence. Et songeant seulement d'assouvir son désir.

Attend avec impatience Le doux moment de Tamoureux plaisir.

Mais la faim, ^ur l'amour i-emportant l'avantage Kit quitter au inatou le plaisant badinage :

Car, pendant ce même moment, Un rat passant, le chat quitte la chatte, Poursuit le rat et l'atteint de sa patte, Et loin de là le mange goulûment.

La chatte, se voyaiit ainsi vilipendée,

De honte et de rage obsédée, Se sauve, et court, de maison en maison. Aux chattes d'alentour conter son aventure;

Se plaint du fait et de l'injure, Et demande conseil pour en avoir raison. Rntre elles sur-le-champ se fit une assemblée Où l'on donna conseil à la chatte troublée

De dissimuler son tourment; Mais afin d'éviier désormais telle injure.

D'un mutuel conseniem -nt

On prit dès lors cette mesure.

Savoir : qu'en l'amoureux déduit, Kt lors'iue le plaisir chatouille, presse, flatte,

A l'avenir grande et petite chatte Pou seroit de grands cris, et feroit un tel bruit

t}uai]cun rat, le jour ni la nuit,

Par sa téméraire présence,

N'oseroit, de leurs doux désirs

Et de leurs amoureux plaisirs,

Troubler l'aimable jouissance.

Cel 1 dit et conclu, chacune, sur sa foi,

Jura d'observer cette loi,

Et d'en avertir les absentes.

Bonnes amies et parentes.

Ainsi, depuis ce remarquable jour, Les chattes, clans le fort du plaisir de l'amour.

Par jnille cris se font entendre, Sans que jusqu'à présent personne ait pu comprendra L'extravagant sujet de leur miaulements, Qui les met à couvert de tels événements.

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