MIAULEMENT DES CHATTES
Jadis une chatte, animée D'une amoureuse et pétulante ardeur, Cherchoit partout un chat vigoureux et ribleur *, Pour éteindre le feu qui l'avoit enllttinuiée. A cet effet, parcourant les greniers, Les galetas, les caves, les celliers, Par mille cris elle se fait entendre.
Lorsqu'on même temps va descendre Du toit voisin un chat aventurier, Qui, serviteur d'un trop avare maître, Cherchoit partout de quoi repaître, We pouvant au logis, quoique aJroit au métier, Tromper l'œil vigilant d'une habile servante. Ce chat, dis-je, poussé par une faim pressante, Ne songeant rien moins qu'à l'amour, Trouva cependant notre chatte.
Qui l'étreint, le baise, le flatte.
Le caresse et lui fait la cour.
L'aventurier, voyant cette cliatte importune (Jui le presse pour le déduit, Se sert de sa bonne fortune, Et la grimpe sans faire bruit.