‹ ContesChapitre 158 sur 193 · COLIN · texte numérisé non relu

COLIN

Colin, faisant préparer sa maison Pour recevoir son épousée, Trouva sa servante Alison Au plaisir de l'amour fortement disposée. Sans perdre le temps à songer, Il se servit de l'heure du berger, Et commençoit l'amoureux badinage.

Quand sa mère, arrivant, le surprit sur le fait, Et lui dit: « Insolent! ce soir, à ton souhait.

N'auras-tu pas un joli pucelage? »

Colin, sans s'étonner, dit : « Ma mère, tout beau ! Ne vous mettez pas en colère :

Je ne gâte point le mystère, J'aiguise seulement pour ce soir mon couteau. »

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