‹ ContesChapitre 24 sur 193 · Au delà des Alpes, en Italie · texte numérisé non relu

Au delà des Alpes, en Italie

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Son mari même étoit grand terrien- v Ainsi jamais la belle ne prit rien, Argent ni dons, mais souiïrit la dépense Et les cadeaux*, sans croire pour cela Être obligée à nulle récompense.

S'il m'en souvient, j'ai dit fju'il ne resta Au pauvre amant rien qu'une métairie, Ghétive encore, et pauvrement bâtie.

Là Fédéric alla se confiner, Honteux qu'on vît sa misère en Florence; Honteux encor de n'avoir su gagner^ Ni par amour, ni par magnificence.

Ni par six ans de devoirs et de soins, Une beauté qu'il n'en aimoit pas moins. Il s'en prenoit à son peu de mérite, Non à Clitie ; elle n'ouït jamais, Ni pour froideurs,, ni pour autres sujets, Plainte de lui, ni grande ni petite.

Notre amoureux subsista comme il put Dans sa retraite, où le pauvre homme n'eut Pour le servir qu'une vieille édentée;

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