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Soutient que le cas est de son ressort

Contes T. II.

Que, pour toujours, il la laissât à Gille;

Sauf la coudraie, où Tiennette, dit-on,

AUoit souvent en chantant sa chanson :

L'y rencontrer étoit chose facile ;

Et supposé que facile ne fût,

Falloit qu'alors son plaisir d'autant crût.

Mais allez-raoi prêcher cette doctrine

A des manants : ceux-ci pourtant avoient

Fait un bon tour, et très-bien s'en trouvoient.

Sans le dédit ; c'étoit pièce assez fine

Pour en devoir l'exemple à d'autres gens.

J'ai grand regret de n'en avoir les gants',

Et dis parfois, alors que j'y rumine :

Auroit-on pris des croquants'^ pour troquants,

En fait de femme? Il faut être honnête homme*

Pour s'aviser d'un pareil changement.

Or n'est l'affaire allée en cour de Rome;

Trop bien est-elle au sénat de Rouen.

Là le notaire aura du moins sa gamme *,

1. Avoir lesgants, c'est donner le signal, prendre l'initiative, apporter la première nouvelle d'une chose, et ainsi ménter \e paraguante on pourboire qu'on donne aux messagers.

2. Croquants, manants, rustres. (Voyez t. I, p. 123, note 2.)

3. ^ous avons déjà signalé plusieurs fois le sens particulier qu'avait cette expression au xvii' siècle. (Voyez ci-dessus, p. 22, note i.)

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