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Var. Ëilit. de ^68o

Ab soq dei luth». . .

200 QUATRIÈME PAltTIE.

Les gens trouvoient en son charmant pourpris Les meilleurs vins de la machine ronde, Dont ne manquoient encor de s'enivrer, Et de leurs sens perdre l'entier usage. On les faisoit aussitôt reporter Au premier lieu. De tout ce tripotage Qu'arrivoit-il? Ils croy oient fermement Que quelques jours de sem' labiés délices Les attcMidoient pourvu que, hardiment, Sans redouter la mort ni les supplices, Us fissent chose agréable à Mahom, Servant leur prince en toute occasion.

Par ce moyen leur prince pouvoit dire Qu'il avoit gens à sa dévotion, Déterminés, et qu'il n'étoit empire Plus redouté que le sien ici-bas.

Or ai-je été prolixe sur ce cas

Pour confirmer l'histoire de Féronde.

Féronde étoit un sot de par le monde.

Riche manant, ayant soin du tracas*,

Dîmes et cens, revenus et ménage

D'un abbé blanc*. J'en sais de ce plumage

Qui valent bien les noirs, à mon avis,

\. Train des affaires.

2. Abbc de moines blancs, prémontrés, dominicains. Un abbé noir «vait une abbaye de moines noirs, bénédicUns, etc.

FÉhONDE, OU LE PURGATOIRE. 201

En fait que d'être aux maris secourables,

Quand forte tâche ils ont en leur logis,

Si qu'il y faut * moines et gens capables.

Au lendemain celui-ci ne songeoit,

Et tout son fait dès la veille mangeoit,

Sans rien garder, non plus qu'un droit apôtre ,

iN'ayant autre opuvre, autre emploi, penser autre.

Que de chercher où gisoient les bons vins,

Les bons morceaux, et les bonnes commères,

Sans oublier les gaillardes nonnains,

Dont il faisoit peu de part à ses frères.

Féronde avoit un joli chaperon *

Dans son logis, femme sienne : et dit-on

Que parentèle ^ étoit entre la dame

Et notre abbé, car son prédécesseur,

Oncle et parrain, dont Dieu veuille avoir l'âme.

En étoit père, et la donna pour femme

A ce manant, qui tint à grand honneur

De l'épouser. Chacun sait que de race

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