‹ ContesChapitre 92 sur 193 · Parenté · texte numérisé non relu

Parenté

Communément fille bâtarde chasse *.

Celle-ci donc ne fit mentir le mot.

Si n'étoit pas l'époux homme si sot Qu'il n'en eût doute, et ne vît en l'affaire Un peu. plus clair qu'il n'étoit nécessaire. Sa femme alloit toujours chez le prélat, Et prétextoit ses allées et venues Des soins divers de cet économat.

Elle alléguoit mille affaires menues ; C'étoit un compte, ou c'étoit un achat; C'étoit un rien, tant peu plaignoit sa peine; Bref, il n'étoit nul jour en la semaine. Nulle heure au jour, qu'on ne vît en ce lieu La receveuse. Alors le père en Dieu Ne manquoit pas d'écarter tout son monde. Mais le mari, qui se doutoit du tour, Rompoit les: chiens^, ne manquant au retour D'imposer mains sur madame Féronde :

One il ne fut un moins commode époux.

Esprits ruraux volontiers sont jaloux.

Et sur ce point à chausser difficiles \

1. Expression proverbiale. Bon chien chasse de race, c'est-à-dire ressemble à ses auteurs.

2. C'est-à-dire troublait, interrompait cette intrigue; expression métaphorique tirée du vocabulaire des chasseurs.

3. Kxpression proverbiale, pour dire qu'ils sont difficiles à. accommoder, à satisfaire. Régnier a dit :

Toute», en fait d'amour, se chansstiil en un poiat.

F É RONDE, OU LE PURGATOIRE. ;0

N'étant pas faits aux coutumes des villes.

Monsieur l'abbé irouvoit cela bien dur,

Comme prélat qu'il étoit, partant homme

Fuyant la peine, aimant le plaisir pur,

Ainsi que fait tout bon suppôt de Rome.

Ce n'est mon goùf, je ne veux de plein saut

Prendre la vil'e, aimant mieux l'escalade,

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