LE ROI D'ANGLETERRE
Il y avait une fois un mari et une femme, ils étaient pauvres et ils habitaient dans une campagne; ils eurent un enfant, mais personne pour être le parrain. Alors ils décidèrent d'aller dans la ville la plus proche, mais comme ils n'y connaissaient personne, ils ne purent le faire baptiser. Enfin, ils trouvèrent un vieillard sur la porte de l'église et ils lui dirent : « Brave homme, pourriez-vous me faire le plaisir de me servir de parrain pour cet enfant et nous ferons de l'église la marraine. » Ce vieux dit : « Bien volontiers. » Alors, on baptisa l'enfant; après ils sortirent et s'en furent dans une auberge pour manger. Puis le vieillard fit une lettre et dit au père d'élever l'enfant et de lui donner de l'éducation, et, lorsque il saurait lire de lui donner la lettre et de lui dire de venir le trouver. Après
itune fille. La fille une sorcière, qui i disait: " Persuades ton père qu'il m'épouse cl tu seras heureuse. 11 II arriva que le père épousa la marraine de Catherine. La fille, lant que la marraine n'eut pas d'enfants, fut toujours aimée d'elle; et puis il arriva que la mart deux enfants. Alors elle envoya Catherine garder une chèvre et lui donna une livre «demie de chanvre à filer. La fille, tandis qu'elle était au bois pleurait tout le lemps et la chèvre nherine : « Qu'as-tu, pour pleurer tout » Catherine lui répondit : « Ma mère m'a donné une livre et demie de chanvre à filer et je ne puis le faire. » La chèvre dit à Gathe-
CO.MTF.S- LIGURES
rine : « Mène-;ri<ri îians l'herbe épaisse et mets le chanvre sup-srîa tête, lu verras que le chanvre sera, aussitôt file. » Quand la fille s'en retourna. S- .la maison sa mère dit : ■ Tu as fini de filer "h; chanvre? » La fille répondit : « Ouï, î'di.lini de filer. » Alors le lendemain au malin ■/elle-retourna dans le buis et sa mère lui donna ■"île nouveau du chanvre à filer. Le sr>ir elle ■ retourna à la maison, et pendant qu'ils soupaient le père dit à la mère de tuer la chèvre. Alors Catherine se mit à pleurer et s'en fut à l'étable. La chèvre lui dit ; n Qu'as-tu à pleurer tant; » et Catherine répondit : h Mon père veut te tuer. " Alors la chèvre dit à Catherine : « Tu ne mangeras point de ma chair et tu réuniras tous les os, et tu les mettras dans une corbeille, et quand tu voudras quelque chose tu n'auras qu'à allertrouver ces os et tu obtiendras ce que tu voudras ». Et la chèvre fut tuée. Son père, qui était un matelot et faisait des voyages au loin, dit à Catherine : « Que veux-tu que je t'apporte? » Elle répondit : « Je ne veux rien, donnez le bon jour a ma tante. •> Le père, arriva à Gènes, s'en fut chez sa tante et lui dit : « Catherine vous envoie le bon jour. » Alors la tante donna une noix a son neveu pour l'apporter a Catherine. Le père, retourné à la maison, appela Catherine et lui dit : « Ta tante m'a donné cette noix pour que je te l'apporte. » Alors Catherine
lia dans sa chambre et elle brisa la noix intérieur il y avait une belle robe de suie, dimanche, sa mère habilla ses deux filles et dit : o Catherine, ne viens-tu pas à la messe? o Catherine répondit qu'elle n'allait pas à la messe. Mais Catherine s'en alla dans sa chambre et se mit la robe de soie et puis elle s'en fut auprès des os de la chèvre et leur dit : « Os, beaux os, faites-moi devenir la plus belle de ce monde. •> Or donc, elle fut changée en une belle Bile; elle alla à la messe, et quand elle arriva à ! église le fils du roi s'y trouvait. Il s'éprit tout de suite de cette belle fille. Elle alla s'asseoir à côté de ses soeurs. Elle se moucha et son mouchoir hlanc tomba à terre. Sa sœur se baissa pour le prendre et Catherine lui dit : « Gardez-le. u La messe fut rapidement dite, et Catherine alla à la maison, se déshabilla et s'en fut auprès des os et elle leur dit : a Os, beaux os, faites-moi devenir ce que j'étais, » Le dimanche suivant, Catherine alla à la messe et !e fils du roi mit des gardes à la porte pour pouvoir arrêter Catherine. Mais Catherine prit une poignée de son qu'elle leur jeta dans le* yeux; alors ces soldais ne purent se saisir d'elle, ils se frottaient les veux. Catherine de nouveau revenue à la maison se déshabilla. Son père partit une seconde voyage et dit: n Catherine, qu'est-ce que je t'apporterai? u Catherine répondit. ". « ïe
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il fit, et le roi lui fit faire le c navire fut fait, le roi le fit a[ n Le navire est fait et prêt à partir. » H lui répond : " Attendez un instant que je vous fasse réponse. » Il va a récurie et il dit au cheval : o Tout est prêt et il faut partir; il faut que tu me dises ce qu'il faut mettre sur le navire. » Le cheval lui dit : « Dis-lui qu'il charge le premier pont du navire avec des de blé, le troisième de quenou fit. On chargea le navire et le n main matin il faut partir, et s aura tous mes matelots et tu ( tant qu'il te fera plaisir. » Aie l'écurie et le cheval lui dit : « avant de partir, le roi te dira, prends les hommes qu'il te plaît; et tu verras un vieillard à côté de toi et tu diras : je ne prends que celuilà seul pour me tenir compagnie. Cet homme, ce sera moi. » Ainsi il fit et le lendemain ils partirent. Ils naviguèrent trois mois, ils virent un lumignon et ils s'approchèrent de terre et ils arrivèrent dans un port où on leur fit : « Quelle marchandise apportez -vous? » Ils répondirent : n Nous apportons des noix d; et de terre on leur répondît : « C'est une bonne marchandise pour nous, u Dans ce lieu, il n'y avait que des rats qui dirent : « De l'argent nous n'en avons point pour vous payer; quand vous aurez be-
oix.
le second
les.
» Ainsi il
lui dit: n De-
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lisiras au-
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s'en fut à
soin de nous, vous n'aurez qu'à dire : Rais, beaux rats, venez tous à notre secours. » De là, ils partirent; ils marchèrent encore autant. tTfl soir, ils voient encore un lumignon, ils s'approchent de terre et on leur dit : n Que portez-vous} — Du blé. — Bonne marchandise pour nous. » En déchargeant, les fourmis leur dirent les mêmes paroles que les rats. De là, ils partirent et ils marchèrent encore autant. Un matin ils aperçurent une île et le vieillard dit au jeune homme : « Tu vois cette maison sur cette montagne, c'est là que se trouve la fille du roi. 11 faut aller là-haut et tu frapperas à la porte et tu diras : Je suis venu sauver la fille du roi d'Angleterre et tu verras ce qu'on te dira. » Et il Ht ainsi, il alla là-haut et il vit une grande dame qui lui dît : « Si vous voulez la fille du roi, il faut commencer par détruire cette montagne qui est ici devant ma maison, de à si\ heures à demain malin six heualla là-haut et il appela tous les rats et le matin le travail était fait. Alors cette femme
s une chambre qui était pleine > blé mélangé avec du riz et lui dit : « Dema matin à six heures il faut qu L - tout cela soit s pan.-, le blé, d'une part, et le riz, de l'autre. Il appela toutes les fourmis à son secours et lendemain tout était séparé. Cette dame l'er mena alors dans un autre magasin qui éti
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