‹ Contes ligures, traditions de la Rivière (volume 2)Chapitre 33 sur 77 · LE POT DE TERRE · texte numérisé non relu

LE POT DE TERRE

Variante I.

Une vieille sorcière avait un fils qui s'était marié. Tous les soirs, à la même heure, la vieille mère quittait ses enfants, pour aller ils ne savaient où. A la fin, la belle-fille se dit : (( Il y a là un mystère que je veux découvrir », et elle se mit à épier sa belle-mère. Un soir, elle l'entendit qui murmurait :

« Ougné, Ougné pignatan

« Pouarta me donna é aoutré san ! ' »

Dès qu'elle entendit ces paroles elle accourut dans la chambre de sa belle-mère et ne trouva personne. « Elle a disparu! » s'écria-t-elle, « disons comme elle, et voyons si je disparaîtrai :

t. Oint, oint pot de terre, porte-moi où les autres sont.

IIO CONTES LIGURES

chesses à qui trouverait un remède pour guérir son fils. Alors la bru de la sorcière s'en fut dans les champs où elle fit provision des herbes voulues pour composer le remède. Puis, elle se présenta au palais et demanda à soigner l'enfant. Le remède fit son effet. Le roi voulut garder cette femme auprès de lui et lui donna une place dans son palais ainsi qu'à son mari.

Conté par Camilîeîa Aboou.

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