LES FILS DU PECHEUR
t n pauvre pêcheur était au comble du désesir parce que, depuis plusieurs années *ie mariage, il n'avait pas d'enfant. Un jour, il prît un beau denté ' et déjà il supputait qu'il «■apporterait gros en le portant à la poissonnerie, quand le poisson lui dit : n Bon pêcheur, rejette-moi dans la mer, car j'y ai une grande quantité d'enfants qui ont besoin de mon aide; laisse-moi vivre et cela te portera bonheur! » Le pêcheur, plein do compassion, détacha l'hameçon et jeta le poisson à la mer. Peu de temps après le pêcheur tira de l'eau trois beaux ombrines qui lui dirent : « Brave pûcheur, mange noire chair et conserve nos squelettes, cela te portera bonheur! » Le pêcheur accommoda délicatement la chair des poissons el mit les sque-
i. Poiston àt la MAtiterratiee.
plus v cheurc
s échelle t ; plus
lettes dans un bocal en cristal, près d'un vase de fleurs sur sa terrasse. Le printemps venu, étant monté sur sa terrasse pour arranger ses fleurs, le pêcheur vit sortir du bocal trois beaux et robustes jeunes gens qui l'appelèrent du doux nom de père. Aidé par eux le brave
t devînt bientôt un des pesés de la plage. Cependant s de l'envie d'aller à la e Cocagne, manie qui avait >ens de ce temps-là, lui dit ioi ma part d'héritage pour que, en voyageant dans de lointains pays, je puisse la doubler pour mon retour. » Le pécheur, quoique de proposition de so:
avoir perdu heauc< inepties, finit par ai une méchante
l'aîné des truis frères recherche du pays à pris tous les jeunes un jour : o Donne-n
t à la i fils et, ce dernier, après rap de temps et d'argent, en ■river au seuil d'un palais Ou a à prendre une baguette pour chasser la poussiure dont i! Liait couvert. A peine eut-il faille plus petit mouvement pour l'agiter qu'il se trouva changé en une statue de marbre. 11 se passa des années cl le second des fils, pensant que son frère s'était établi dans le pays de la fortune, fit h sou peW la même demande. Lui aussi partit, fit comme son frère, perdit mut son bien et arriva au seuil du palais où il eut le même sort. Le cadd
des fils, plus encore pour retrouver ses frères que pour faire fortune, se mît aussi en voyage. Ayant une conduite sobre il put visiter bien des pays sans jamais rien apprendre sur ses frères. Cependant un jour, ayant rencontré une vieille Sorcière qui demandait l'aumône, il lui tendit une pièce d'argent et lui demanda si elle ne pourrait point lui donner des nouvelles de ses frères. Cette bonne sorcière, en lui indiquant le lieu précis où ses frères avaient été changés en statues, tira une reluisante épée de ses habillements et la lui donna en lui disant : a Avec ce précieux talisman vous pourrez mettre vos frères en liberté et couper la tète à quiconque a fait du mal a vous et aux vôtres. » Il la remercia vivement, se dirigea vers le lieu indiqué, y a méchante sorcière à qui il asséna i beau coup d'épee qu'il lui détacha la tête
des épaules; Ses frères, il
put les
ême arme, ayant touché amener vivants, en chair
et en os. Puis il se m aventures. Arrivé dan
t en quête de nouvelles une certaine ville il vit
que toutes les églises Il apprit de quelques la fille du roi devait ê
étaient tapissées de noïr.
itoyens que le lendemain re dévorée par un mons-
tre à sept té" la condition
es, et il s
a chargea de la sauver, à roi la lui accorderait
comme épou
se. Murs
1 se mit h la recherche
du monstre
;t d'un s
ul coup de sou épée il
mon, donne-lui tout ce qu'il désire et demandelui comme tu dois fai re pour te tirer d'un aussi mauvais pas. » Le prince alla chez le vieux Simon, le paya somptueusement et attendit ses conseils. « Vois-tu, » lui dit le vieillard, « m te tireras d'allaire si tu Tais scrupuleusement ceci : prends un baril d'huile, mets ce baril sur ton cheval et, de temps en temps, laisse tomber quelques gouttes d'huile sur la route. Au retour tu en chercheras les traces et cela te servira de guide. » Il le fit et se dirigea vers le château des sept sorciers. Ceux-ci avaient la forme de chevaux et le soir ils se transformaient en sept belles jeunes fdles qui auraient séduit n'importe qui. Comme de juste, lo jeune prince, en arrivant, vit les sept chevaux et, comme le sien était déjà fatigué, il lui vint à l'idée de l'en approprier un; mais, fort heureusement pour lui, une voix sortant du baril lui dit : n Par ordre du vieux Simon, nu les louche point, sinon tu es changé en une statue de sel. « Le prince obéit à cette voix et se dirigea le soir vers la porte du château sur le seuil duquel il vit une belle jeune fille qui lui dît : o Prince, lu m'aimes et tu es venu me délivrer, peutêtre ? — Prends garde, dit la voix soi ta
n des sept sorciers; si tu te laisses
s plus i
e répondit avec une voix ferme à la Jeraoi-