LA FILLE AUX BRAS COUPÉ
Il y avail une fois un pêcheur qui avait trois enfants et qui était veuf. Il allait à la pèche et ne prenait jamais de poissons. Un jour, dans son désespoir, il se mit à blasphémer. En ce moment il vit venir un monsieur qui lui demande ce qu'il avait. Il répondit : g Beau monsieur, je me trouve dans la misère, j'ai trois entants à nourrir, et je ne prends jamais de poissons, u Alors ce monsieur lui donna un sac d'argent et lui dit : n 11 faut que lu me donnes ta lille. » Il fut tout étonné de la demande, car il était si pauvre. Cependant, de retour à la maison avec le sac d'argent, sur la demande de ses enfants qui voulaient savoir d'où venait cela, il dit u'un monsieur le lui avait donné à la condin de lui donner sa fille la plus âgée en retour.
La fille répondit alors qu'il en fît ce qu'il n lait. Le lendemain, le monsieur alla prendre la fille et, comme elle avait fait le signe de lacro avec de l'eau bénite, il ne put la toucher et il Jit au père de lui enlever l'eau bénite. Le lendemain, il revint cl, comme* la fille avait encore fait le signe de la crois avec de l'eau bénite qu'elle avait cachée à la maison, il dît au père de couper les bras à sa fille, autrement il lui redemanderait le sac d'argent. Ce père ne savait comment le dire h sa fille; enfin, un beau soir, il finît par tout lui dire. La fille répondit : » Il vaut mieux que vous; me coupiez les bras, car nous n'avons plus l'argent, puisque, vous le savez, nous en avons payé toutes les dettes. •> Alors cet homme fut oblige de couper les bras
vint et vit cette fille sans bras, il lui dit : n Maintenant je puis te prendre, car tu ne peux plus faire le signe de la sainte croix »; ainsi ils connurent que c'était le Diahle. Alors il la prît et la mit sur ses épaules et il passa à travers les déserts, Notre Seigneur la lui faisait paraître toujours plus pesante tant et plus qu'il en fut réduit a l'abandonner en la jetant dans un ruisseau. Cette pauvre fille se trouvant perdue lit tout ce qu'elle put, se leva et se mit à marcher. Bile finît par trouver une grotte où elle se ri gia. Au moment où elle ne savait comment apai-
qui lui appornait.Unjot
t il de-
ler sa faim elle vil arriver un ehi tait tout ce que son rnakre lui d le roi qui donnait un grand di] qui n'avait plus que la peau et manda à ses domestiques s'ils ne lui di rien à manger. Les domestiques lui dirent :
« Oui, mais le chien sort toujours avec le morceau à la gueule. i> Alors le maître suivit ce chien et il vit qu'il apportait ce qu'il avait reçu dans une grotte. Et il vit cette jeune fille qui était toute nue. « Que faites-vous ici, sortez. — Je ne puis sortir si vous ne me jetez votre manteau. » Alors le roi la mit sur son cheval et la conduisit avec lui dans son palais. La mère
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soin, i Un jour le n de partir, il dit à sa c ma femme et de ce tires que la mère du et remplacées disait : « Vous
mère : n Vous aurez soit qu'elle fera. » Toutes les roi recevait étaient dét.
par d'autres et la bellevoyez, votre mari vous dit de vous en aller. « Et elle répondait : « Je m'en irai. » Un jour elle se coucha et eut deux enfants, un fils et une tille. Le garçon avait une épc'e au front et la fille avait une étoile. Alors la mère écrivit qu'elle lit eu un chien et un chat. Le roi lui répondit qu'elle eut soin du chien et du chat, Alors la