‹ Contes ligures, traditions de la Rivière (volume 2)Chapitre 8 sur 77 · FIX-LE AUX BRAS · texte numérisé non relu

FIX-LE AUX BRAS

belle-mère se décida à rendre sa belle-fille tellement malheureuse qu'il fallût qu'elle partit. La belle-lille dit : « Faites-moi une besace, pas- -la moi au cou et mettez-y mes deux enfants. » Les deux enfants lui demandèrent à boire. Voyez dans quelle situation elle se trouvait étant sans bras. En ce moment un vieillard t à passer et elle lui dit : o Bel homme donun peu à boire à ces enfants. — Donnez leur en vous-même. — Ne voyez-vous pas que je suis sans bras. — Arrangez-vous ! »

<r% elle se baisse pour essayer de leur donà boire et les enfants roulent dans la ridera : a Bel homme, prenez-les moi vite, l'eau les entraîne. — Tirez-vous d'affaire? u Elle se jeta dans la rivière et les bras lui revinrent. Il faut que ce vieillard fût Notre Seigneur! Elle se mit â marcher et elle trouva un palais avec lies domestiques et avec tous les biens de Dieu. Elle s'y trouvait comme une reine. Un soir qu'il pleuvait on entendit frapper, le domestique va ouvrir la porte et voit un monsieur à cheval et a le dire à sa maîtresse qui lui dit : « Faile entrer et ayez soin de son cheval. » Alors te dame le lit meure devant le feu. Ce montr était triste et la dame lui dit ; a Qu'avezisr — J'avais une femme sans bras et ma re la fait partir et je ne sais où la chercher. — Consolez-vous, vous

Vous avez deux beaux enfants et moi qui dois en avoir deux, je ne sais où ils sont. » Ces deux enfants lui montaient toujours dessus et disaient : « Relève la jambette de mon père le roi! — Que disent ces enfants? — Ces enfants attendent leur père et ils croient que vous l'êtes. » Cette dame fit préparer un boa souper et cet homme soupirait toujours. Alors elle lui dit : « Ne soupire plus, car je suis ta femme. — C'est impossible parce que ma femme était sans bras ! » Alors elle lui fit voir l'anneau qu'il lui avait donné et qu'elle avait pendu au cou. Alors sa femme lui raconta toute son histoire. Ils retournèrent au pays et ils prirent la mère du roi et ils la brûlèrent.

Conté par Mme Firpu.

Comparer : 42, 58. — Cosquin, 35. — Sébillot, I, i5, II, 3g. — Bladé, C. G. II, p. 126. — Grimm, 3i. — Basile, III, 2. — Jones, 36. — Legrand, p. 244.

TEttRA-CAMINA

Il y avait un homme et une femme qui avaient déjà un grand nombre d'enfants et ils eurent une fille. Ils ne savaient plus par qui faire faire le baptême. Ils s'adressèrent ii une lille qui ne le fit pas avec plaisir; pour aller faire le baptême elle roula en bas de l'escalier. « Tenfaiou et t'en refaiou » ', dit-elle à cette enfant ; « il faut que tu me fasses rire autant que lu m'as fait pleurer. « Deux ou trois jours après la mère avait la lessive à faire; elle s'adresse à ses enfants : « Que quelqu'un m'aidel w La petite dit : « Si vous voulez, moi, j'en suis capable; je ferai ce que je pourrai, donnez-moi quelques objets à porter ou bien le savon. »

Elle porta le savon. Tout le monde criait : n A

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