I . Parola d’ii re a nii peu menti
Taggia a testa à chi nu veu ubbidi.
6l. LES TROIS ORANGES 3oi
la tête à qui ne veut obéir! » Alors le roi donna l’ordre de prendre la colombe, sans lui faire du mal, et de la lui apporter. La vieille sorcière se mit à pleurer disant qu’elle avait peur des oiseaux et que, plutôt que de voir la colombe, elle s’en irait. Le roi lui dit alors que les colombes ne sont point des bêtes faisant du mal, qu’elles sont timides et paisibles. Pendant qu’il parlait, la colombe fut apportée, blessée à la jambe. Tous se mirent à regarder cette colombe d’une beauté admirable. Pendant qu’ils l’admiraient et la caressaient, la vieille faisait semblant d’avoir des convulsions; mais voilà que le roi, en passant la main sur la tête de la colombe sentit l’épingle et l’arracha. Immédiatement la colombe redevint la belle demoiselle qu’elle était auparavant. Le fils du roi, tout heureux de ce qui arrivait, dit à tous : « Voilà celle que j’ai laissée près du puits; cette vieillelà je ne l’ai jamais vue ni connue. » Alors le roi ordonna de brûler la vieille et de marier la belle demoiselle de l’orange avec son fils. Pendant que la vieille brûlait, tous les invités, le fils du roi et la belle demoiselle, le roi et la reine faisaient un bon repas de poulets bien rôtis et de rage et de venin on m’a jeté la marmite.
Conté par M'"® Catarina Grande.
Comparer 5o, 5i, 6o.