‹ Contes ligures, traditions de la RivièreChapitre 15 sur 151 · I. Je t’en fe'e, et je t'en refe'e, formule d’incantation · texte numérisé non relu

I. Je t’en fe'e, et je t'en refe'e, formule d’incantation

terra camina ^ ! » Deux jours après, sa mère la mit dehors pour qu’elle allât gagner son pain. Cette petite s’en alla frapper à la porte d’un hôtel. Elle était si petite qu’elle n’arrivait point au cordon de la sonnette. Monsieur vint et il ne vit personne. Il prend la lumière et regarde derrière la porte et il voit cette petite fille. Elle lui dit que sa mère l’avait mise dehors et s’il voulait lui donner quelque chose à manger. Tout ce qu’elle se mettait à faire, elle le savait; on lui donna donc à coudre et elle cousait à merveille. Dans le pays il y avait un roi qui avait trois enfants et qui ne savait à qui donner la couronne. Il ne savait quelle œuvre leur, donner à accomplir et il leur ordonna de lui amener une charretée de fil; celui qui apporterait le plus beau aurait la couronne. Alors l’un s’en va d’un côté et les autres de l’autre. Le plus jeune des trois s’en vint dans l’hôtel où se trouvait la petite. Il demanda où il pourrait trouver quelque vieille pour lui faire filer le fil et la petite lui dit : « Si vous voulez, moi je vous le file ! )) Ils achètent le chanvre et ils le montent dans une chambre. Elle avait défendu que personne vint pour voir. Elle prit le chanvre et le brûla; puis elle prit deux boîtes et une cuillerée de cette cendre :

t. La terre marche, devenu son sobriquet. Elle e'tait si petite que la terre semblait marcher quand elle s’avancait.

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