Scène deux ; même endroit. Entre Philoxéra
Braquez-vous à l'instant, jumelles d'opéra !
Car, un livre à la main, notre aimable héroïne,
Qui pousse des soupirs à fendre la poitrine
(La sienne), va s*asseoir dans un fauteuil moelleux.
Pour y pelotonner son petit corps frileux.
La pauvre âme s'ennuie à périr ; le bonhomme.
Avec son air douceâtre et patelin, l'assomme.
Au fond de la bourgeoise insipide, en dessous
De cette ménagère amoureuse des sous.
Habite un cœur sensible, une imaginative
Éprise d'idéal, et qu'un roman captive.
Peut-^tre que la chaste épouse du marchand
S'est surprise à jeter les yeux sur le couchant ;
Peut-être que trouvant Lechibre monotone,
Elle a fourré son nez dans les Feuilles d'automne !
Tu peux te ramollir, ma vieille ; pour le moins,
Une âme t'a compris et t'aime sans témoins.
Dans tous les cas, la dame en question déTore
Je ne sais quel roman de Walter Scott. Encore,
Si c'était Paul de Kock I Mais non, Philoxéra
Rêve qu'un templier poilu l'enlèvera...
Paolo di Kocko (comme eût parlé le Dante)
Resterait éperdu devant cette âme ardente!
Il lui faut un pandour soutaché, bleu de ciel.
Carreau dans l'œil, tout jeune et déjà colonel...
« Et rien I rien que le bruit d'un corbillard qui passe!
Ahl les petits oiseaux qui filent dans l'espace I
Les hirondelles qui s'en vont I Mais moi, mais moi.
Dit madame Lechibre, esclave de la loi.
Je reste à mon foyer sans feu... Que je m'ennuie I
Depuis trois jours, Lechibre est gai comme la pluie.
Tiens ! il fait presque nuit, déjà. Si par hasard
Un joli cavalier, quelque jeune hussard, .
S'était amouraché de moi ? Dieu I quelle ivresse.
Si, ne sachant comment m'avouer sa tendresse,
n venait, une nuit, me chanter des aveux
Qui parleraient de la couleur de mes cheveux?
Et que ne dit-on pas dans une sérénade?
Tout d'abord il louerait ma bouche de grenade...
Ensuite il parlerait de ma fossette; — non.
Il ne peut l'avoir vue. Et puis, sait-il mon nom? ^
Sait-il que j'ai les yeux de nuance changeante? Il Taura deviné, sans doute. Gomme il chante ! Quelle âme I quels accents ! »
Ayant ainsi rêvé, La femme du drapier croit que c'est arrivé.
Elle distingue un bruit d'instrument qu'on accorde, Un homme tousse et va chanter... Miséricorde! Elle n'a pas rêvé! Dans la rue, on entend De la musique... Pâle, et le cœur palpitant, Philoxéra, les yeux ouverts comme deux huîtres. Colle résolument son nez contre les vitres.
On chante ! on parle d'elle ! « toi, Philoxéra, Mon amour, mon bijou, mon bien, » et cœtera.
Elle boit la musique et les mots par l'oreille I (C'est par là que se font les enfants). merveille! Ses cheveux sont dépeints minutieusement ; Sa fossette, ses yeux, son petit nez charmant... Expliquons ce mystère. Un homme est dans la rue Qui, s'armant d'une mine extrêmement bourrue, Hurle d'une voix rauque une chanson d'amour.
Ce ténor singulier, cet âpre troubadour Qui s'est trompé de siècle, apparemment, secoue Une crinière blonde où le vent frais se joue. Il a de gros sourcils noirs comme du charbon; Sa joue a le teint rose et fleuri d'un jambon,
Et sa lèTre, d'un rouge assez vif, est munie D'une virgule en poil qui paraît infinie.
« mon Dieu, qu'il est bien ! » pense Philoxéra. Drapé dans son manteau, ce Don Juan, ce Lara Continue à rouler des yeux pleins de colère Tout en parlant d'étoile et d'ange tutélaire ; Tandis que,, près d'un bec de gaz, quatre Italiens Font voir suffisamment qu'ils sont musiciens. Dix-huit chats enroués feraient moins de besogne Que ces violonards dépourvus de vergogne.
Pendant que, sur un air quelconque, le ténor Parle de dents en nacre et de cheveux en or.
Un des musiciens, tout en prenant des poses, Se jette à corps perdu dans la Valse des roses ; Au reste, chacun d'eux enfourche son dada.
Et de vagues lambeaux de l'Amant d'Amanda Se mêlent plaisamment à des fioritures Qui rappellent de loin quatre ou cinq ouvertures. Mais le chanteur qui, pour dominer ces démons, A bramé sans relâche et crevé ses poumons.
S'écrie avec fureur : « Vous n'allez pas vous taire, Tas de brutes I — Signor, doublez notre salaire, Dit un des Florentins ; nous jouerons beaucoup mieux.
— Comment! vaurien, répond le ténor furieux, N'est-ce donc pas assez de cinquante centimes?
— Nos réclamations, signor, sont légitimes ;
Vous nous fî^ites venir du diable... — Attends, bourreau,
Je m'en vais te payer! » Mais le pifferaro,
Voyant venir des coups, fait un saut, et notre homme,
Manque de s'étaler. « Ah I vraiment ! cette somme,
Dit-il, exaspéré, n'est pas de votre goût?
Eh bien ! j'en suis fâché, vous n'aurez rien du tout.
— Ah ! bah ! » Et, se mettant en manches de chemise,
L'harmonieux enfant de Naple ou de Venise
Qui, sans le moindre doute, est un Batignolais,
Régale son ténor de deux ou trois soufflets.
Il ne s'en tient pas là. Cette riche nature
Préfère la savate à l'apoggiature :
II administre donc à son lâche ennemi
Des coups de pied lancés autrement qu'à demi.
Mais, comme il s'entend mieux encore aux coups de langue,
II vous mène de front la lutte et sa harangue.
Qui consiste surtout à traiter le chanteur
D'espèce de chameau, de vieille puanteur.
De mouchard, de paquet et de bougre d'andouille.
Mais le combat finit tout d'un coup. « La patrouille! » Fait un des Italiens ; « chassons, » Et les bandits De chercher le salut dans leurs talons, tandis Qu'on voit paraître, au bout de la rue, une paire De bons sergents de ville à figure prospèi^e
S74 LE COCU PAR LUI-MâMB.
Qui s'éjouissent fort d'avoir enfin quelqu'un A conduire chez « Bloc » pour bruit inopportun. Le ténor payerait bien cher cette bamboche; Mais, au moment critique, il tire de sa poche Une clef, ou peut-être un rossignol, et v'ian I Sans plus se soucier de tout le bataclan.
Il entre chez Lechibre.
(( Excusez-moi, msldame :
Mais, par le corps du Christ ! un véritable drame Où j'ai tenu, je crois, le beau rôle, à l'instant Vient presque d'avoir lieu.— Mais, monsieur. . .—Pas content, Le jeune Calabrais ; il a reçu sa pile.
Voyez-vous ce lancier qui m'échauffe la bile ! —Mais, monsieur, je. . . pardon, mais vous êtes chez moi? -^ Chez vous? tiens, j'oubliais ; c'est fort plaisant, ma foi. Mais tu ne sais donc pas, ô perle des cruelles, Que je t'aime... Parmi ces étroites ruelles, Je me suis égaré je ne sais quand ; alors Je t'ai vue, et, parbleu... Votre époux est dehors? — Oui, mais il va rentrer. Ah I je vous en supplie, Allez-vous-en I je sais que votre âme est remplie î)e sentiments d'honneur; mais, monsieur, voyez-vous^ ëymphorien est d'un jaloux, oh I d'un jaloux !
S76 LE COCU -PAR LUI-MâM|B.
— Il a raison, ma chère enfant. Mais, ma poulette, Vous êtes, j'en suis sûr, dans une erreur complète; Votre époux est fort loin et ne reviendra pas
De sitôt. Là, causons. Je courrais au trépas,' Plutôt que d'exposer votre honneur. Jeune biche, Parlons de votre époux. On le dit assez riche? — Ohl oui, le grippe-sou, qu'il est riche.— Eh I bien, mais, Il soigne son avoir... Il vous laisse la paix. J'imagine? Il n'a rien d'un tyran. — Ahl misère, Mais c'est le plus grincheux despote de la terre ! Il est aussi bougon que vilain, et je crois Que ce n'est pas peu dire. — Allons donc I bien des fois On me l'a figuré fringant comme un jeune homme. Le beau Symphorien, c'est ainsi qu'on le nomme. Lechibrel il n'a pas la tournure d'un vieillard. Et passe en maint endroit pour un rude gaillard.
— Vous ne l'avez pas vu, monsieur I Mais on se sauve Rien qu'en apercevant son crâne informe et chauve.
— Chauve? On m'avait parlé de longs cheveux châtains.
— Il n'en a point du tout! et pas même de teints; Ses cheveux ont été pris dans un engrenage.
— Mais, madame, après tout, songez bien qu'à son âge. . .
— Quoi I monsieur, est-ce à vous de défendre un rival?
— C'est vrai; mais, vous savez, l'usage du cheval... Ah 1 ma Philoxéra, je t'aime avec furie;
Mais parle-moi de ton despote, je t'en prie,
Que j'agisse avec lui de la bonne façon.
— Oh 1 non, partez ; s'il vous trouvait à la maison?
— Je vous dis qu'il est loin d'ici. Voyons, ma chère, On ne peut vous taxer de conduite légère;
Sans doute vous n'avez jamais dans le contrat Donné le moindre coup de canif? Hein, mon rat?
— Hélas ! non. »
Le ténor, ici, fait la grimace; Mais bientôt, composant les muscles de sa face, Il reprend son assiette et dit : « Mon cher amour, Un seul baiser. — Ohl non. Ne faites pas la cour Aux femmes comme moi; je suis si malheureuse! Mariez-vous. — Rien qu'un ! — Non, je suis trop peureuse. Si mon époux rentrait? »
La dame au nez charmant En refusant ainsi cède visiblement.
Le ténor, dont les yeux étincellent de rage.
L'amadoue et la flatte ; il lui prend le corsage. Et pour un rien il va la serrer dans ses bras. Mais, rougissant avec un pudique embarras, Philoxéra s'échappe, et, d'une voix émue.
Dit à son tentateur : « Je vais voir dans la rue, Âttendez-moi. »
a Dosbleu ! cuîssebleu l \entrebleu ! Dit rincoanu, que la fureur a rendu bleu; La garce! la carogne! A-t-on vu de pécore Insolente à ce point? Et sous mon nez, encore I Avare, insupportable, idiot, chauve, laid, Ridicule, jaloux, rageur — quel chapelet!
J'étouffe. » Et, s'arrachant sa perruque superbe De façon à montrer qu'il n'a pas un brin d'herbe Sur le caillou, notre homme, à moitié suffoqué. Fait luire un genou jaune et pas sophistiqué, La boule de billard du marchand de flanelle.
« Fureur I et Ion Ion la, cueillir la pimprenelle... Je divague. Messieurs, plum, pluml Je suisLindor» Quatre francs poiir m'orner d'une tignasse d'or I (Et de location seulement.) Ohl que faire?
Faut-il que je me calme et que je persévère?
Et, si j'arrive enfin au comble de mes vœux,
Si, grâce à ces damnés coquins de faux cheveux;
Je séduis ma moitié, mon morceau légitime...
Mais je suis adultère et je perpètre un crime I
Et si j'allais rentrer tout à coup? Si j'allais
Brusquement apparaître avec deux pistolets?
Je ne peux pourtant pas me battre avec moi-même!
Et pourquoi non? Je suis dans mon droit. Mais je m'aime
Et je ne me veux pas de mal ! Quel cas piteux I
Je vais devenir fou, cela n'est pas douteux. »
Oui, mais un œils'applique au trou de la serrure. Pourquoi? Je n'en sais rien ; la maligne Nature A logé chez la femme un esprit curieux. Horreur ! Philoxéra n'en peut croire ses yeux. Symphorien ! c'est lui ! « Quoi î fait-elle, en colère, C'est lui qui réussit de la sorte à me plaire 1 Ah ! monsieur est jaloux ! monsieur veut éprouver Si sa femme n'est pas disposée à crever Le contrat... Il est frais, son contrat! » Et la belle, Atteinte brusquement d'une quinte cruelle.
Tousse effroyablement, si bien que le ténor, Entendant cette toux partir du corridor.
Recoiffe sa perruque. « Ahi seigneur Dieu, dit-elle En entrant, sauvez-vous. Quelle angoisse mortelle!
Iln'est plus temps. — Mais quoi? fait-il; que craignez-vous? —Mon rasoir va rentrer.— Qui?-Mon crampon.— Tout doux, Ne nous pressons pas tant. Votre mari, ma chère. Soupe en ville à cette heure et fait très bonne chère. —Mais il vient, je vous dis ! Voulez-vous donc ma mort?
— Ma mignonne, je suis certain... — Ce coflfre-fort? Non, Je n'ai pas la clef. Tassez-vous dans Tarmoire; On peut y respirer très bien. — Elle est trop noire!
— Tenez, ce cabinet; » et. la douce beauté Pousse, quoi qu'il en ait, l'homme désappointé Dans un caphamâum, une espèce d'office.
Et lui claque la porte au nez.
« Damné caprice!
Fait le malencontreux époux. Me voilà bien.
Dieu I qu'on est mal, ici ! On ne voit rien de rien. Quelle diable d'idée a-t-elle, la chipie?
Qu'ai-je là sur le nez? Est-ce de la charpie? Des toiles d'araignée ! horrible I »
Cependant Philoxéra, d'un air sauvage gambadant.
Crie à travers la porte : « Ah ! monsieur la canaille ! Ah I ténor de mon cœur ! C'est ainsi que l'on braille Sous les fenêtres d'une honnête femme ! Bon ; Vous trouverez à qui parler.
LE COCU PAR LUI-MâME. 281
— Pouah! du charbon, Dit le pauvre jaloux ; cette perruque blonde En sera pofluée. déveine profonde I Être ainsi bafoué par ma femme I Je vais Lui conter simplement toute Thistoire. »
Mais, Que n'imagine pas la haine d'une femme?
Celle-ci vient d'ourdir une nouvelle trame.
« Mon mari I » hurle-t-elle avec transport. Et puis, Contrefaisant sa voix : « Dieu, que j'ai chaud I je cuis ; Tu sais, j'ai marché vite. Eh bieni chère poulette? A votre intention j'ai fait certaine emplette... Hé I hé I ho! ho I Venez bien vite m'embrasser. » Et, posant sur sa main un sonore baiser, Philoxéra répond de sa voix naturelle.
Elle improvise un acte; elle jase, elle mêle ^es questions et les réponses.
. « C'est trop fort!
Dit Lechibre. Il faudrait pourtant être d'accord.
Suis-je moi-même, ou non? Mais je commence à croire
Que je suis ce Don Juan d'immorale mémoire...
J'ai séduit une femme! — Ehl non, je suis bien moi.
Philoxéra, mon cœur, je te dirai pourquoi
282 LB COGU PAR LUI-MÉMI.
Je me suis déguisé. C'est moi! c'est moi! te dis-je I Retire-moi d'ici, car c'est un vrai prodige Si je respire encor. Je suis Symphorien I ma Philoxéra, ne répondras-tu rien? »
Lui répondre? elle étouffe et sanglote de rire.
Elle pâme, se tord, se roule, a le délire.
Quand l'accès est passé, faisant la grosse Yoii,
Elle apostrophe ainsi son mari : « Yieux grivois i
Vous venez nuitamment séduire votre femme !
A votre âge, tenir cette conduite infâme I
Pensiez-vous endosser la peau d'un amoureux ?
Vos airs de saltimbanque et de Beau Ténébreux
Ne vous maigrissent pas, mon cher seigneur et maître;
Vos vilains petits yeux vous feraient reconnaître
Entre mille, soyez-en sûr. — Ehl quoil glapit
L'infortuné drapier qui pleure de dépit,
Tu m'aurais reconnu? — Malgré vos boucles blondes,
Il ne m'a pas fallu pour cela deux secondes.
Je m'en vais vous laisser à l'ombre un bon moment;
Ça vous refroidira^ monsieur mon fol amant.
— Si tu ne me sors pas d'ici, je me suicide I
— Et comment ferez-vous? — J'ai sur moi de l'acide. . — Prussique? — Non, tartrique. — A merveille ; c'est bon Pour vous calmer un peu le sang, petit fripon.
— ma Philoiéra, si tu a'ouvres la porte,
Je me mouche dans les rideaux I — Ebl que m'importe?
Vous n'en trouverez pas, d'ailleurs. — mon bijou,
Ma cbatte, mon trésor, ma Lechibre, mon cbou !
Je BUis tout tapissé de toiles d'araignée.
Songe que j'ai reçu ce soir une peignée
En voulant te cbantei- un air de ma façon.
Gomment l'as-tu trouvée, à propos, ma chansonî
— Gbarmante.—Eb bien! mon cœur, ouvre-moi. —Non, vieuid
Il vous faut jusqu'au bout digérer votre rôle,
— Je demande pardon ! — Cela ne suffit pas.
— Et que veux-tu de plus? — Douze paires de bas. — Tu les auras. — En soie ! — Oui, mais ouvre la porte.
— Puis, je veux un cbapeau nuance feuille-morte.
— Tout cela va coûter des prix extravagants ! Dit le mari. — Je veux quinze paires de ganis,
A cinq ou six boutons pour le moins. — Je t'admire ! Tu vas me ruiner. — Puis, un beau cachemire, Avec une parure en corail. Est-ce dit?
— misère de moi I déguisement maudit !
Faut-il de mon plein gré me coucher sur la paille? Dire que les garçons vivent dans la ripaille,
Et que moi, moi, Lechibre... — Est-ce bien entendu? ->— Trahi, fait l'autre, mort, écarlelé, pendu! On m'assassine ! au feu ! — Monsieur, dit la bourelle, Je veux un éventail japonais, une ombrelle •
En satin mauve... — Assez, j'implore ta merci.
Je paye tout, pourvu qu'on m'enlève d'ici !
Hip I hip ! hurrah ! jetons l'argent par les fenêtres.
Je fais broder mon chiffre en perles sur mes guêtres!
Mangeons du caviar! donnons des bals, tu dieu!
Nous aurons un laquais fourré de renard bleu,
Et nous nous torcherons avec de la dentelle !
— Allons, monsieur, sortez de là dedans, dit-elle;
Et pour cette fois-ci l'on vous pardonnera. »
Et pleine d'un profond dégoût, Philoxéra
Retire de l'office une caricature
Qui talonnait un coffre en guise de monture.
Elle contemple son mélancolique époux
Puni cruellement d'avoir été jaloux,
Et qui se tait, tournant sa perruque frisée
Entre ses doigts, hagard, la moustache posée
En dépit du bon sens, le nez tout barbouillé
De rouge et de charbon de terre, affreux, souillé,
Humilié, confus, repentant...
La drapière A ce spectacle prend une attitude fière.
Et songe, en souriant d'un air txialicieux :
« Et puis, tu le seras tout de même, mon vieux! »