Behram Goûr
Le célèbre roi des Perses qui est le héros de cette histoire a, de temps immémorial, tenté l’imagination des conteurs. (Voir Mohl, Livre des Rois, t. V, pp. 3q6 et suiv. et t. VI, pp 1 et suiv. — Nôldeke, Gesehichte der Perser u. Araber zur Zeit der Sasaniden. A us der arab. Chronik des Tabari. 1879, pp. 85 et suiv. — Zotexberg, 77ia‘ alibi. Histoire des Rois des Perses, pp. XXXVIII et 53q et suiv. -- Zeit. d. deut. morg.
Original from
CORNELL UNIVERSITY
Gesell. , t. XLIII, pp. 586 et suiv. — Barbier de Meynard, Dict. géog. de la Perse, pp. 56o-56i. — Jlibl. arabe, t. II, p. 182, etc.). Notre auteur a singulièrement étendu ici le domaine de la fantaisie. La péri, qu'on prend en retenant sa robe (n° 9 ci dessus) et qui s’envole disant qu’on vienne la chercher, fait penser à l’histoire de Hassan dans les Mille et une nuits. ( Bibl . arabe, t. V, p. 29, n° 212). Le mont Qâf ne pouvait manquer (Bibl. arabe, t. Vil, p. 38), non plus que les objets précieux de Salomon : Une mitre qui rend invisible (ibidem), le sceptre qui ouvre toutes les portes et les souliers qui permettent de marcher sans fatigue. Pour appeler, on brûle des cheveux (Bibl. arabe, t. V, pp. 5et293; cfr. Mohl, 1. 1, pp. 176 et 276 et t. IV, p. 535). Il y a des vieillards de plus en plus âgés (t. VII, p.61), etc.
i3. Saïf el Mouloûk.
Conte très répandu en Orient ; on en a déjà vu une version au u" 9 ei-dessus. Ici l’auteur suit plutôt la forme de Caylus (Bibl. arabe, t. VII, pp. 72 -73). Il introduit d’ailleurs dans les voyages quelques éléments pris ailleurs : les cynocéphales (Bibl. arabe, t. VII, p. 77) ; nisnàs (p. 175) ; wâqwûq (pp. 37*38) ; fourmis (p. 87) ; oiseau gigantesque (pp. 10 et suiv.); poivre (p. 22) ; le jardin d’Iram (t. V, p. 36).
A remarquer aussi la prédilection que l’auteur professe, comme beaueoup d’autres conteurs orientaux, pour le nombre /\o.