LA VIEILLE MOSQUÉE
(i 16) Le texte inédit de ce conte m'a été dicté, en i883,à Tétouan, par El H'adj Moh'ammed de Massât.
(117) Massât, peut-être le Masatat de Pline l'Ancien, est une ville du sud du Maroc, près de
la rivière du même nom, sur les frontières de l'Etat de Sidi Hecham. Au temps* d'El Bekri (Description de l'Afrique, p. 356), c'était un ribat* (monastère guerrier) où se tenait un marché -très fréquenté et situé, d'après El Ya'qoubi (Descriptio al Magribi, p. 22), près de la chapelle de Sidi Behloul. Elle est mentionnée par Léon l'Africain et Marmol d'après lequel cette ville, jadis célèbre sous le nom de Te m est, fut détruite par les Arabes lors de la conquête du Sous; l'on montrait de son temps un temple (celui de Sidi Behloul?) dont la charpente était faite de côtes de baleine, et la tradition populaire rapportait que le poisson de Jonas avait rejeté le prophète sur ce rivage (L'Afrique, tr. Perrot d'Ablancourt, t. II, 1. III, ch. xxi). D'après Gatell, le vrai nom de la ville de Massât serait Agoubalou (cf. ma traduction de la Relation de Sidi Brahim, p. b-j et note 4^ .
(118) Ibn Khaldoun (Histoire des Berbères, t. II, p. Lçd) mentionne déjà la légende d'après /-/ £7 a laquelle le Mahdi doit sortir de Massât.