‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 88 sur 122 · LE JARDIN HANTÉ · texte numérisé non relu

LE JARDIN HANTÉ

(48) J'ai publié dans mon Recueil de textes et de documents relatifs à la philologie berbèw, {Bulletin de Correspondance africaine, i885, p. 3q7-3gg) le texte de ce conte qui m'a été communiqué en i883 à Frendah par Ould Tedjini de Hou Semghoun.

(49) Une version arabe de ce conte, beaucoup plus développée, a été publiée par Bresnier (Cours théorique et pratique de langue arabe p. 599-613). L'aventure se passe à Alger, 00 ans avant l'arrivée des Français : le père, originaire de Fas, a trois filles dont s'éprennent le fils du pacha, celui de l'agha et celui du/crieur/public*'/ Lorsque le Marocain en est informé, il fait pé-X^ * <> rir ses trois enfants et part en pèlerinage. La maison abandonnée est hantée par des revenants :

deux jeunes gens, poussés par la curiosité, s'y donnent rendez-vous avec un joueur de guitare qui vient seul. A minuit, les trois filles assassi-

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nées lui apparaissent, lui font jouer de la guitare et, en dansant, lui jettent l'écorce des oranges qu'elles tiennent à la main ; le lendemain, elle est changée en pièces d'or, en diamants et en perles. L'an suivant, à pareille date, après des prières, il voit apparaître les trois sœurs dont il brûle les linceuils; elles reviennent à la vie et il épouse la plus jeune d'entre elles.

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