‹ Contes populaires berbèresChapitre 10 sur 104 · LE HÉRISSON ET LE CHACAL · texte numérisé non relu

LE HÉRISSON ET LE CHACAL

refusa. « Luttons à la course, proposa le chacal; le premier qui arrivera à l'aire, prendra cè qu’elle contient. » — « Soit, » dit le hérisson ils partirent, mais il plaça son frère à l’intérieur d’un tas de blé et l’y cacha. La course eut lieu ; le chacal trouva le frère du hérisson qui mesurait du blé. « Recommençons, » dit-il. — « Soit. » Ils partirent. Son compagnon prit la place de son frère, et après la course le chacal le trouva encore mesurant du blé et s’en alla ,0.

l’homme, la vipère et le hérisson 11 ( Zouaoua .)

Un homme trouva une petite vipère : il l’emporta et l’éleva. Quand elle fut devenue grande, elle s’enroula un jour autour de son cou. « Descends, » lui dit-il. Elie refusa. « Allons au tribunal. » — « Cours, » dit-elle. En route ils rencontrèrent un hérisson qui leur dit. « Où allez-vous ainsi? » L’homme lui répondit : « J’ai élevé cette vipère quand elle était petite : aujourd’hui, elle refuse de descendre. » Là-dessus, une femme apporta du couscouss. « Descends, dit-il, tu mangeras du couscouss. » La vipère descendit, le hérisson dit à l’homme : « Tue-la. » L’autre lui écrasa la tête. Puis comme le hérisson était sage, il se sauva et entra dans un buisson. « Il s’est enfui, dit l’homme, sans cela, je l’aurais emporté pour la nourriture de nos

l’homme, la vipèue et LE HÉRISSON ] 7

enfants. » — « L’homme est noir de tête, reprit le hérisson : s’il brûle, ne lui donne pas à boire ,2. »

LE CHACAL ,3 (Mfab.)

Un chacal entra un jour dans un jardin où il mangea des pastèques. Le maître du jardin le surprit: il se sauva vers une colline et revint dans le potager. L’homme le chercha sur la colline, ne le trouva pas et s’en retourna dans son jardin. Le chacal était en train de manger des melons verts. En entendant l’homme venir, il fit le mort. Le maître appela ses voisins et leur dit : « Vous le voyez, il fait le mort, réfléchissez, qu’en ferons-nous. » — « Pends-le à un palmier, lui dirent les voisins : ses cousins le verront et ne viendront plus. » L’homme reprit : « Je vais le jeter dehors. » Il le traîna par la patte, et le lança dehors, le chacal s’enfuit ,4.

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LE CHACAL ET LE COQ ' * ( Ouargla .)

Une fois un chacal arriva : les poules l’entendirent. Il se mit à les poursuivre, le coq s’enfuit et monta sur un arbre. Le chacal lui dit : « N’es-tu pas mon frère ? Viens prier. » Le coq répliqua : « Comment prierais-tu ? Je ne suis pas le moueddin, attends que vienne l’imâm. »> — « Qui est l’imâm ? » — « Il arrive, c’est un lévrier. » Le chacal reprit : « Priez, mon ablution n’est plus valable. » — « Nous t’attendrons. » — « Non, priez (sans moi), on ne trouve d’eau qu’à deux ou trois jours d’ici ,c. »

LE FAUCON ET LE CORBEAU (Aïn S fi si fa.)

Un corbeau vint à laisser un fils : un faucon le trouva petit et sans plumes, il lui porta h manger. Quand le jeune corbeau fut grand, le faucon lui dit: « Le Seigneur nous a créés pour travailler pour notre existence : à présent, c’est une obligation pour tout le monde ,8. »

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