‹ Contes populaires berbèresChapitre 38 sur 104 · CONTES DIVERS · texte numérisé non relu

CONTES DIVERS

LA VIEILLE ET LA MOUCHE 95 (Zoiïaoua.)

ne vieille femme e'tait allée un jour à la

fontaine, laissant chez elle un pot de lait. Quand elle revint, elle trouva une mouche tombée dans le lait : elle lui enleva la queue ; la mouche lui dit : « Rends-moi ma queue pour que j’aille conduire chez mes parents une mariée. » La vieille lui répondit : « Amène-moi une chèvre. ■> La chèvre lui dit : « Apporte-moi de l’herbe. » La mouche alla vers le figuier. Celui-ci lui répondit : « Donne-moi du fumier. » Elle s’adressa au bœuf : « Bœuf, donne-moi du fumier poulie figuier, celui-.ci me donnera des feuilles que je porterai à la chèvre, la chèvre me fournira du lait que je donnerai à ma grandmère qui me rendra ma queue, afin que j’aille chez mes parents conduire une ma-

riée, » Le bœuf lui donna du fumier, elle le porta au figuier qui lui donna du feuillage, elle le porta à la chèvre et reçut du lait ; en échange, la vieille lui rendit sa queue, et elle alla chez ses parents conduire une nouvelle mariée 96.

Mon histoire a été de vallée en vallée; je l’ai racontée à des fils de nobles : pour nous, que Dieu nous pardonne et qu’il extermine les chacals.

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l’étranger 97 (Zuujoiia).

On raconte qu’il y a longtemps un voyageur marcha sur une route jusqu’à un endroit désert où il apercevait de la fumée. Il s’en approcha, et quand il fut arrivé, il trouva un homme seul avec un cheval, deux faucons et trois jeunes chiens. Au matin, il se leva, monta à cheval, prit les chiens, s’en alla et combattit seul jusqu’au soir contre des troupes, puis il s’en retourna. Ceux avec lesquels il avait lutté se nommaient Ifragatin. Cela dura jusqu’à ce qu’un jour ils se dirent : « Que ferons-nous ? » Ils allèrent trouver un vieillard pour lui demander conseil. Il leur dit : « Comment est celui qui monte à cheval ?» — « Il a un cheval, deux faucons et trois jeunes chiens, « répondirent-ils. Le vieillard reprit : « Amenez-lui six femmes,

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deux faucons femelles, trois chiennes et deux juments. » Le lendemain ils agirent ainsi. A son arrivée, les femmes étaient en avant. Quand il les vit, son cœur se porta vers elles : les chiens coururent aux chiennes, les faucons firent de même, ainsi que le cheval quand il aperçut les juments : il bondit vers elles. La tribu entoura l’homme, le fit prisonnier et l’emmena. Il demeura ainsi pendant six jours : Lun disait j « Je vais le tuer ; » un autre disait non; enfin quelqu’un se leva et dit : « Faites-le mourir. » On rassembla du bois, on le brûla et il mourut.

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