‹ Contes populaires berbèresChapitre 58 sur 104 · SALOMON ET LE DRAGON · texte numérisé non relu

SALOMON ET LE DRAGON

(25) Le texte de ce conte qui m’a été dicté à Cherchel en 1884 par Si Moh’ammed Abdi a été publié avec sa transcription dans le Bulletin de correspondance africaine , p. 3-4, et dans mon Manuel de langue kabyle ( Textes , p. 26-27).

(26. D’après la tradition, la caverne du dragon était sur la route de Milianah à Cherchel; il aurait été égorgé près du lac Halloula et de l’endroit où s’éleva plus tard le Tombeau de la Chrétienne.

(27) Une légende locale prétend qu'à Hammam Rirha se trouvaient les bains de Salomon chauffés par des génies sourds et muets. La même tradition s’applique aussi à Hammam Meskhoutine et à une source d’eau chaude près de Mascara (cf. Mornand, La vie arabe , p. 65-66).

(28) La recension arabe de ce conte a été donnée par Clément Duvernois, dans son volume de Y Algérie pittoresque. D’après Polybe ( Histoire1. XLI, ch. vi), ce stratagème fut employé par les Locriens Epizéphyriens lorsqu’ils fondèrent en Italie la ville de Locres. — Les Sicules leur ayant fait bon accueil, « un traité fut conclu en ces termes : Les Locriens vivront en bonne intelligence avec les Sicules et regarderont le p^ys comme commun aux deux nations aussi longtemps qu’ils marcheront sur cette terre et qu'ils porteront des têtes sur leurs épaules. Lorsque les conventions furent faites, les Locriens mirent de

NOTES

la terre sous la semelle de leurs souliers, placèrent sur leurs épaules des têtes d’ail invisibles et prêtèrent ainsi serment, puis ils secouèrent la terre de leurs chaussures, les têtes d’ail de leurs épaules, et bientôt chassèrent les Sicules du pays. Telle est la tradition accréditée chez les Locriens. » — M. Duruy ( Histoire grecque , p. 489) cite cette tradition en l’attribuant à Hérodote, ce qui est une erreur : elle est due à Polybe : Hérodote ( Histoires , 1. IV, 201) mentionne seulement un artifice analogue employé par les Perses pour s’emparer de Barkè, révoltée contre Phéréiime et son fils : ils creusent un fossé, le recouvrent de terre et jurent de conserver leur accommodement avec les assiégés aussi ferme que le sol. La ville ouverte, les Perses déblaient le fossé, annulent le traité et livrent leurs ennemis aux vengeances de Phéréiime.

i5. — salomon et le voleur d’oies

(29) Le texte chelha de ce conte a été recueilli à Oran, en i883. Une receilsion arabe existe dans le Hadiqat elAfrah li I^ahat el Atrah par Ah’med b. Mohammed el Ansâri ech Chirouâni, p. 1 65.

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