‹ Contes populaires dAfriqueChapitre 36 sur 107 · XXVII. — SOXGHAI (i · texte numérisé non relu

XXVII. — SOXGHAI (i

ABARNAKAT (2),

V homme nommé Abarnakat voyageait un jour avec quelques amis. Il portait un cordon rouge au cou et sur son âne une

(i) Le Songhaï est parlé à Tombouctou et dans toute la région environnante.

(2) Hàcquard et Dupuis, VtCauuel de la langue song.iy. Paris, Maisonr.euve, 1897, in-12, p. 75-77.

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couverture rouge. Arrivé à un certain endroit, il attache son âne à son pied, étend sa couverture et s'endort. Pendant son sommeil, un de ses compagnons se lève, dénoue le cordon qu'il portait au cou, le passe au sien, puis enlève doucement la couverture, détache l'âne et s'en va sous un arbre II étend la couverture, attache l'âne à son pied et se couche. A ce moment, Abarnakat se réveille, voit cet homme au cordon rouge, ayant i'àne attaché au pied et couché sur la couverture rouge.

— Cet homme, dit-il, est Abarnakat; mais moi, que suis-Je alors ?

A ces mots, il se lève et se met à pleurer.

LE PÊCHEUR ET SON FILS (l).

N jour, un pêcheur et son fils étaient assis dans leur maison ; le père présenta un plat de tasso à son fils qui, ouvrant les bras, li saisit des deux mains, de chaquQ côté du pilier. Quand il voulut ramener ses mains, il ne le put, à cause du pilier. Il se mit à crier: ce que voyant, son père se lève, mais ne sachant

(l) HacquarJ t:l Dupuis, C\C,niu:Lle Ux l.ivvuc sonaay-, p. 77-79.

CONTES POi'ULAIUES d'aFR'QUE i65

pas comment délivrer son fils, il appelle au secours. Les pêcheurs assemblés ne réussirent pas davantage :

— Appelons un tel, dirent-ils ; il est beaucoup plus intelligent que nous.

Celui-ci arriva et, voyant le plat de tasso entre ses bras :

— Qu'on enlève, dit-il, la toiture de la maison. Quand elle fut ôtée :

— Maintenant, dit-il, qu'on soulève le pilier et qu'on fasse sortir le jeune homme.

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