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LE DRESSEUR DE SINGES APPRIVOISÉS ET LE DRESSEUR DE DAIM

[L y avait un homme qui dressait des singes, tandis qu'un autre apprivoisait un daim. Ils devinrent amis. Le propriétaire des singes dit à l'autre :

— Viens chez moi, tu verras des singes. L'autre alla chez lui et trouva qu'ils étaient

partis.

Ami, dit-il, où sont-ils allés?

— Ils sont allés manger.

— Appelle-les.

11 les appela. Ils vinrent et leur maître dit :

— "Voilà mes singes.

— Si je les avais vus, dit le visiteur, je les aurais pris pour me nourrir.

(i) Le zoumbo est parlé au nord du Zambize moyen. (2) Duff Macdonald, Africana, Londres, Simpkin Marshall, 1S82, 2 V. in-8, t. Il, p. 332-353.

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Les singes entendaient cela.

— Ami, dit le maître, ne parle pas ainsi ; tu ferais fuir mes singes.

Là-dessus, ceux-ci se sauvèrent. Le visiteur dit :

— Viens chez moi ; tu verras le daim que j'ai dressé.

Il y alla, trouva le daim et dit :

— C'est de la viande que tu me donnes à manger?

Le daim se sauva et alla dans la brousse.

— Tu as fait fuir mon daim, dit l'ami.

— Viens et réponds à mon accusation, dit l'autre ; allons au tribunal.

Les juges vinrent et demandèrent :

— Qui a commencé ?

Ils décidèrent :

— Il est juste que chacun rembourse l'autre. Alors ils se remboursèrent en bière. Ils en brassèrent, s'invitèrent mutuellement et dirent :

— L'affaire est finie.

Tous deux furent satisfaits.

l"éléphant et le lièvre (i)

Ç;^^ ÉLÉPHANT et Ic lièvrc formèrent amitié.

4 K^ L'éléphant dit :

-^^-** — Ami, allons piocher un champ.

— Allons couper des manches pour nos houes, dit le lièvre.

Quand ils eurent coupé les manches, ils dirent :

— Ajustons-les à nos houes.

Quand ils les eurent ajustés, ils dirent :

— Allons piocher.

Quand ils étaient en train de piocher, la houe du lièvre se détacha et il dit :

— Chef, je suis venu à vous pour ajuster ma houe.

L'éléphant répondit :

— Comment l'ajuster ?

— Je l'ajusterai sur votre tête dont je me servirai comme d'une pierre.

— Attache-la, dit l'éléphant.

Alors le lièvre cogna sa houe sur la tête de l'éléphant. Mais sa houe s'étant encore détachée une autre fois, il alla trouver son compagnon et lui dit :

(l) Dj(Ï .Macdonald, Africana^ t. II, p. 353-3S4.

— Chef, je suis venu pour ajuster ma houe sur votre tête.

Il l'ajusta sur la tête de l'éléphant et ils partirent.

Quand ils eurent pioché, la houe de l'éléphant se détacha.

— Lièvre ! chef! dit-il, ma houe est tombée, je veux la rattacher sur votre tête.

Le lièvre dit :

— Attendez-moi un peu.

Et il se sauva. Quand l'éléphant alla voir après lui, il ne trouva personne.

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