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De prime abord, j'avais résolu de rechercher simultanément, pour la Gascogne, ces quatre contingents de la littérature populaire. Je poussais donc lentetnent et méthodiquement ma besogne, fortifié par les conseils, par les communications de mes amis, égayé par Vintérêt minable d’une seule défection, stimule par les critiques loyales, comme par les censures systématiquement hostiles.
Si mon entreprise, et surfout mes éditeurs, avaient marché selon mes souhaits, j'aurais publié d'abord les Proverbes et Devinettes, suivies des Poésies gasconnes, puis les Poésies françaises, et enfin les Contes populaires de la Gascogne.
Je w’ai pas été libre d'agir ainsi. Mais je veux parler de ces divers travaux, comme s'ils avaient réellement paru dans l’ordre souhaité.
Le volume de mes Proverbes et Devinettes populaires recueillis dans l’Armagnac et l’Agenais, est daté de 1880. Ce titre manque d'exactitude. J'aurais dà mettre : Proverbes et Devinettes populaires de la Gascogne ; car j'ai réellement opéré dans lout le domaine de mes recherches habituelles. Pour les Proverbes, j'ai certainement. tiré grand secours des travaux antérieurement consacrés à la
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parémiolozie de ma province. Les juges autorisés, et notamment mon grand ami, mon précieux conseiller, M. Léonce Couture, ont néanmoins reconnu que j'avais produit, de mon chef, quantité de choses intéressantes et nouvelles (1). Je reconnais d'ailleurs la justice et la justesse des critiques de détail, quon na pas élendues aux Devinettes. Pour ajouter à ces reproches, je déclare que le Supplément aux Proverbes, a presque la même étendue que la partie répulèe par moi principale. Il va sans dire que je me. surveillerai davantage, si jamais je donne une édition nouvelle et plus complète de ce volume. |
Les Poésies populaires de la Gascogne, en diulecte du pays, traduction française en regard, ont paru, en trois volumes, de 1881 à 1882. Sauf un petit nombre de négligences peu importantes, el dont je me reconnais fautif, celte collection a reçu déjà le plus favorable accueil des critiques français et étrangers (2).
Sous le titre de Poésies populaires en langue française recueillies dans lArmagnac et l’Age-
(x) Revue de Gascogne de 1880, p. 325 et suiv.
(2) Voir notamment, dans la Revue de Gascogne de 1882, p.439 et 546, l'article de M. Léonce CouTurs; dans la Revue de lAgenais de 1882, p. 178, l’article de M. Ad. MAGEN ; dans la Revue des Bibliophiles de 1882, publiée à Bordeaux, p: 9 et 559, l'article de M. THori.
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nais (1), j'ai fait imprimer, en 1879, le résullat d'une enquêle qui réellement avait porté, comme pour les Proverbes et Devinettes, sur foute l'étendue de mon domaine, je veux dire la Gascogne, moins le Béarn et le Pays Basque, mais avec l’Agenais en plus. J'ai recueilli depuis bon nombre de pièces nouvelles, qui paraïtront quelque jour en brochure, à moins que le public ne réclame une autre édition, que j'intitulerais celte fois: Poésies en langue française, recueillies dans la Gascogne.
Voilà pour les Proverbes et Devinettes, comme pour les Poésies populaires françaises el gasconnes.
Le recueil de Contes, que je donne aujourd’hui, sawa coûié beaucoup plus de peine. Avant de dire
comment je l'ai formé, je dois parler des entreprises de mes devanciers français, en passant vile sur ceux qui sont étrangers à ma province, et en insistant davantage sur les travaux de mes compalrioies.
Il va de soi que je néglige ici les auteurs qui ont recueilli incidemment des traditions populaires, pour
(1) Voir nolamiment, dans la Revue de Gascogne de 1879, page 421, l'article de M. Léonce CouTure, et fase ÿ12 l'article de M. l’ablbé Paul TaLLez.