PRÉFACE XL
que cette recommandation ait encore porté de grands fruits. Mais je tiens à déclarer qu'en distinguant nos Contes comme j'ai dit, je m'étais tout simplement inspiré des habitudes instinctives de nos paysans. J'ai constaté depuis, à ce sujet, quelques petites difficultés, et je tiens à les proposer contre moi-même»
A raison de l 'absence de merveilleux, les Récits formeront toujours une classe nette et distincte. Mais j'ai reconnu, depuis i86y, que la communauté de ce merveilleux, entre les Contes et les Superstitions, produit certains cas d'ambiguïté.
Il arrive parfois, en effet, que tel narrateur croit à la réalité d'un Conte. Alors, il supprime lesformulettes initiale et finale, et voici une Superstition. Tel autre narrateur, au contraire, ne croit pas à la vérité d'une Superstition. Il ajoute les formulâtes, et voilà un Conte.
Ces difficultés, d'ailleurs minimes, n'ont pas modifié ma classification de i86j. Je crois avoir paré à tout, en signalant les pièces ambiguës, et en les classant d'après les habitudes de la majorité des conteuts.
Et maintenant, je dois m* expliquer sur les formulettes qui caractérisent matériellement les Contes proprement dits.
Dans les Avertissements de mes Contes et Proverbes populaires recueillis en Armagnac, et de mes Contes populaires recueillis en Agenais, j'ai