ESPRITS FAMILIERS ET DOMESTIQUES
Robin Bon Enfant, Robin Hood, Puck; BrownieS d'Ecosse, Gluricaune
IRLANDAIS, FiR DaRIG OU HOMMES RoUGES, ETC.
Nos voisins ne se contentent pas d'avoir peuplé les airs, les eaux, les bois et toute la nature de leurs esprits bons ou méchants, ils les ont introduits au foyer domestique. La maison, la laiterie, la grange, l'étable, le moulin sont habités par des Fairies de noms et d'attributions très-différents. Dans les comtés anglais, ces esprits du foyer se nomment Hobgoblins, Robin Bon Enfant et Puck. Jadis le nom de Robin Hood leur était donné également, mais il n'est plus usité depuis qu'il est passé au célèbre outlaw, sans qu'on sache bien pourquoi. Robin Bon Enfant est appelé ainsi par antiphrase ; c'est un lutin espiègle et malicieux ; il est à la fois un esprit du foyer et un lutin champêtre d'aspects variés. Sous cette dernière forme, il se confond avec le feu follet : il prend plaisir à égarer les voyageurs, à les enfoncer dans un marais jusqu'aux genoux, à leur jouer mille tours pendables, comme d'emprunter tour à tour la figure d'un cheval, d'un singe, d'un chien, et quand Robin s'est bien moqué devons il vous laisse là tout ahuri en lançant son rire sardonique : Ho! ho ! ho! Dans le Devonshire, le rôle de Robin Bon Enfant est attribué aux Pixies, qui du reste sous ce nom unique tiennent les emplois des diverses espèces de Fairies, — Dans les comtés du Nord, il prend le nom de Hedley Kow, de Picktree Brag, etc. Henderson * raconte ce qui suit :
Deux jeunes gens de Newlands étaient allés un soir à la rencontre de leurs amoureuses. Arrivés au rendez-vous, ils crurent les apercevoir qui marchaient devant eux h quelque distance. Les filles continuèrent leur route pendant deux ou trois milles; les gars les suivirent sans pouvoir les rejoindre. A la fin, ils se trouvèrent enfoncés jusqu'aux genoux dans