‹ Contes populaires de la GrandeBretagneChapitre 63 sur 127 · I. Folk Lore of the Sorthern Countm · texte numérisé non relu

I. Folk Lore of the Sorthern Countm

un marais et leurs amoureuses s'évanouirent en poussant un grand : Ha ! ha ! Les jeunes gens se dépêtrèrent comme il» purent du bourbier et revinrent au plus vite chez eux, poursuivis par le lutin, qui se moquait d'eux. En traversant te Derwent, ils tombèrent dans l'eau, se prenant l'un l'autre pour l'esprit, et finalement ils atteignirent leur demeure chacun de son coté. Ils racontèrent qu'ils avaient été poursuivis par le Hedley Kow et qu'ils avaient failli se nover dans le Derwent1.

Gervaise de Tilbury, dans ses Otia Impérialia, décrit ainsi* un lutin qu'il nomme'Portunus(?) et qui est apparenté à Robin Gcod Fellow : lorsque dans les ombres incertaines de la nuit, il voit un Anglais qui voyage seul à cheval, il se joint à lui invisible, et lorsqu'il l'a accompagné un bout de chemin, il s'empare des rênes et mène le cheval dans une fondrière. Alors il l'y abandonne pataugeant et s'en va en riant lourdement.

'D'autres fois, Robin se promène dans les rues avec un balai sur I épaule en criant : « Ramonez les cheminées! » mais quand quelqu'un l'appelle, il s'enfujt et vous lance son rire : Ho ! ho ! ho ! Il s'amuse quelquefois à imiter la voix chevrotante d'un mendiant, et si vous lui faites l'aumône, il se sauve en riant à sa façon. Il aime aussi à frapper aux portes et quand un serviteur vient ouvrir, il souffle la lumière si c'est un homme, et si c'est une femme, il l'embrasse pardessus le marché. Voici une chanson qu'il chante volontiers quand il se fait passer pour ramoneur :

« Noir je suis des pieds à la tète, — et c'est la suie des eheminées qui en est cause. — Allons, Mesdemoiselles, accourez et faites bon accueil à celui qui rend vos cheminées propres et coquettes.

• J'ai des cornes en quantité, mais je les porte sur le dos; — ma tète ne recherche pas pareil ornement ; — je donne

1. Ce même trait se retrouve dans le vieux livre : the MaJ Prankt of Hobtn (W Fellow ; et il est réimprimé dans : Fairy Taie* illuitrating Shakespeare, 1I7S.

2. Il dit de la taille de ces lutins qu'il prétend exister aussi en Provence :

Sutura pusilli dimidium puUicis non habrate*.

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