‹ Contes populaires de la Haute-BretagneChapitre 20 sur 91 · LA DANSE DES FEES · texte numérisé non relu

LA DANSE DES FEES

11 y avait une fois h la Houle de la Chanouette, pr^s des Pierres-Sonnantes du Guildo (i), sept f6es qui dansaient au clair de lune^ mais comme elles ^talent en nombre impair, il y en avait une qui 6tait forc6e de ne pas danser et de rester au h&le, comme on dit ici(2). Survint un petit bossu, laid comme les p6ch6s oapitaux, mais fin comme une aiguille, qui demanda de son air le plus gracieux k entrer dans la danse. II fut accepts, et toutes les f6es dans^rent, parce qu'alors elles n^ se trouvaient plus en nombre impair.

Apr6s plusieurs contredanses, TappStit vint h chacun; Tune des f6es alia frapper sur la pierre sonnante en criant : « Aubon lait, ci la bonne galette! » Au m6me instant parut sur la pierre du lait bien frais et de la gdette bien chaude, la plus app^tissante qu'on piit voir. Le petit bossu se r6gala. II ne savait pas d'oti cela venait ; c'6taient les f6es de la houle qui allaient prendre tout ce butin dans les fermes. Comme, ce jour-li, elles 6taient de bonne humeur, elles enlev^rent la bosse du petit bossu, et le rendirent aussi joli gargon qu*il 6tait laid auparavant.

(1) Les Pierres-Sonnantes sont un groape d'^normes rochers ^arrondis^ dont les deux plus gros, pos^s sur les autres, sonnent -comme une cloche f61^e si on les frappe avec une pierre oa avec «in morceau de fer.

(2) £tre au h4le est T^quivalent exact de : faire tapisserie.

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