LB CORPS SANS AME
Comme le gfent ^Uit sur le point de s'eveiller, 1^ jeune garqon alia boire et manger, et la dame 1^ cacha encore de son mieux.
En se rfveillanl, le Corps sans ime renifla comm^ s*il Oairait quelque chose.
— Je sens la chair fraiche, dit-il.
— Non, mon Corps sans 4me, rSpondit la damej cest moi que vous sentez.
— Jc sens la chair chr6lienne, te dis-je.
— Vous vous trompez, ce sont nos pelits cochons aui sont dans rouble. Mais voire repas est prStJ vencz boire et manger, j'espfere que vous le trouverez
4 votre goul.
Ouand lo g6ant se fut repu, il s'endormit enoore DOur vingt-quatre heures. Dte qu'il ronfla, le jeune Jarcon sorUt de sa cachelle et ouvrit le corps du Lin II en sortit un lihxte qui sauUit comme une puce et courait comme le vent; mais le garQon semi ft sa poursuite. et finit par le lasser, et quand il 1 eut altrapfi, il l'6trangla.
— Faut-il I'ouvrir? demanda-l-il h U dame.
— Non, ripondit-elle, rien ne nous presse; viens te rafratchir et te reposer, car ta «s lout en sueur.
Aprfes avoir bu et rnang^ pour reprendre des forces il remonla dans la chambre el fendUle ventre du Unl ; il en sorUt une perdrix qu'il attrapa, et U m JfJTes treize oeufs que la dame mil dans une bo.le.
Ma ntenant. dit-elle, je pourrais me ddbarrasse de lui ; mais je ne veux le faire mounr que quand il
ToS- le corps sans ime c^. de dorour. il se nil k Uble k c6li de la dame qui lui dit :
Ne m'avez-vous pas assur^ mon Corps sans ime que vous ne pouviei mounr? • ., .
1' Kon. rdpoudil-il, je ne mounai pas : j ai po«r