LES CHATS-SORCIERS £T LES BOSSUS
— G'est moi, r^pondit le bossu, eia quittant le foss6 oil il s'dtait cach6.
— Ah 1 dirent les chats-sorciers, que ferions-nous bien pour r6compenser cet homme du service qu*il vient de nous rendre?
— II faut, r6pondirent plusieurs voix, lui 6ter sa bosse.
Les chats-sorciersapplaudirent beetle proposition. En un din d'cBil, cela fut accompli, et le bossu s'en retourna chez lui sans sa bosse, et aiissi droit que s'il avait ayal6 une baionnette.
Un autre homme de Pl^venon qui avait sur le dos une grosse bosse dont il 6tait bien marri, ayant entendu parler du service que les chats'^sorciers avaient rendu au ci-devant bossu, vint le trouver et lui demanda comment il avait ^ik rendu droit comme un m&t de navire. L'autre lui indiqua volon tiers comment la chose 6tait arriv^e, et le bossu se rendit aupr^s de la croix.
II y avait h peine une heure qu'il y 6tait arriv6 lorsqu'il vit les chats- sorciers qui marchaient sur deux rangs en r6p6tant toujours les m6mes paroles :
Luhdi, Mardi, Mercredi.
Lundi, Mardi, Mercredi.
Au moment oh ils passaienl pr^s de lui, il cria :
Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi,
comme on lui avait recommand^de dire; les chatssorciers r6p6t6rent ces paroles, mais, s'apercevant que ce nouveau refrain ne s'accordait pas avec Tautre, ils saut^rent sur le bossu, et pour se venger, ils lui plac^rent sur la poitrine la bosse qu'ils avaient 6t6e
LES GHATS-SOBCmaS Kr LES BOSSIIS. 313
IjiGon voisin. Et le malbeureux s'en retoucua chez iui Qiblable kPo]ichinelie, bossu par derri&re el bossu br devant.
Contf en 1880, par Elie M^naril, du Pl^venon. J'li Irouvg siieai Mtte Ugsnde k Saint-Cast. Cent la version galaise du conte de SoQieatre, racont^ d'une miLni^re un peu diff^niu par Dulaura, et qu'on reirDiive en blen d'aulres pays en France pl k rilranger. Senlemenl, dans toutes les aulras Ifigendea, ce soin dea naiiis et parrois des f^es qui remplisaent le r6la occupg lei pur let chsta'Sorclers.
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