‹ Contes populaires de la Haute-BretagneChapitre 79 sur 91 · MOITIE DE COQ · texte numérisé non relu

MOITIE DE COQ

II y avait une fois un bonhomme et une bonne femme. La bonne femme 6tait travailleuse et 6conome, mais son man aimait h. boire, et, comoie il^ passait sop temps au cabaret k rien faire, il (Init par vendre peu k peu tout ce qu*il poss^dait.

La bonne femme avait un coq, un beau coq qu*elle aimait beaucoup parce qu'il chantait clair et la r6yeillait le matin. Quand il ne resta plus rien h la maison, le bonbomme youlut vendre le coq ; la bonne femme le d6fendit de son mieux, mais voyapt que son mari 6tait d^cid^ malgr^ tout, elle r6clama la moiti^ du coq, et on le coupa en deux.

La Moiti6 de Goq resta avec la bonne femme, elle grabelait le fumier pour y trouver sa vie ; un jour elle trouva un sou, un autre jour deux sous, un autre jour une pi^ce blanche, et elle s'empressait de les porter k sa maitresse. Un jour, en grattant, elle trouva une bourse pleine d'or qu'elle ramassa, et comme elle s'en allait toute joyeuse la porter i sa maitresse, le roi vint k passer dans son carrosse. En apercevant cette Moiti^ de Coq, son cocher s'6cria : « Ah ! Sire, regard ez done cette Moiti6 de Coq qui se prom^ne ! » Le roi fit arrftter sa voiture, et voyant que la Moiti6 de Coq avait une bourse, il la lui prit et s'en alia.

La pauvre Moiti6 de Coq retourna bien marrif chez la bonne femme et lui raconta en pleurant qu

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