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continua sa route, et fiait par arriver aupr6s de Paris. Li eUe reocontra la Seiae, et comme il n'y avait pas de pont, elle 6tait biea embarrass^e pour passer ceLte grande ^tendue d'eau. Elle s'approcba de la riTifere, etluidit :
— Commfere la Seine, es-tii all^e k Paris?
— Oui, r^pondit la Seine .
— As-tu jamais vu le palais du roi ?
— Non.
— H6 Men, si tu veux, jete leferai voir, fourre-Uii sous mon aile.
La Seine se replia else fourra sous I'ule de Moiti^ de Goq qui francbit ft pied sec le lit de la riviere, entra dans Paris et arriva auprgs du palais du roi.
La MoitiS de Goq voulut y entrer, mais le factionnaire renipScba de passer.
— Je veux voir leroi, ditMoiti^ de Coq.
— Que lui veux-tu, au roi ?
— Je viens lui r^clamer line bourse qu'il m'a volfie.
— Abl ditlasentiaelle, voyez donccetteMoiti^ de Coq qui pretend que le roi I'a •ioMe.
— Sire, dit-on au roi, venez done voir ceLte Moiti6 de Coq.
Quand Moiti6 de Coq vit le roi, elle lui dit ;
— Rends-moi ma bourse que tu ra'as vol6e !
Le roi dit k ses serviteurs :
— Mettez cette Moiti^ de Coq dans ma basse-cour ; j'ai dea dindons, des poulets et des paonsqui I'accueilleront sans doute fort mal.
Ou mit Moiti^ deCoq dans la basse-cour; ellesc blottit dans un coin, et les oiseaux du roi ne lui firent Hen.
Au milieu de la nuit, elle dit auRenard :
— Compare le Renard, sors de mon aile, el offreloi un bon souper.
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Le Renard saigna les poulets , les dindons et les paons, et qaand il se fat bien rassasi6, il rentra sous l^aile da Moitii de Goq.
La flUe de basse-eoar en Toyant le lendemain matin ce carnage, vint privenir le roi qui dit :
— Mettea la Moitii de Goq dans r^curie avec ines cbeTaox, Us la fouleront aox pieds, et demain elle sera morte.
Quand Mbitii de Coq fat dans Ficurie, elle dit :
— Compare le Loup, sors de mon aile, et ofTre-toi un bon souper.
Le loup ^irangla tons lesbeaax cheveaux du roi, qui ^Uient attach^ et ne pouvaient se d6fendre, et quand le palfrenier Tint voir, le matin, il recula ^pouTanti, et Tint se plaindre au roi, qui fut si transports de colore, qu*il ordonna de mettre dans la cour du LouTre an bdcher de deux cents fagots, d attacher dessus MoiUi de Goq et de la briiler vive.
Quand Moitii de Goq Tit briller les il amines,
elle dit :
— Comm^re la Seine, sors de mon aile, et Steins ce feu-li, et puisque tu n*as pas yu le palais du roi, va le le Tisiter partout.
La Seine sortit de sous Taile de Moiti6 de Goq ; die (teignit le biicber, remplit la cour, et montait^ montait dans le palais du roi.
Le roi out peur, et il dit i M oiti6 de Goq :
Moiiii de Goq, fais rentrer la Seine sous ton
aile« et je te rendrai ta bourse d*6cus, et encore de Targent en plus.
Comm^re la Seine, dit Moiti6 de Goq, rentre
sous mon aile.
a Seine rentra sous Taile de MoitiS de Goq; leroi rendit sa bourse, et il y ajoula mftme beaueoup > et d*argent.