LES TROIS PBTITES POULES
m*aider k leur tour, et je ne suis plus capable de me construire une maison loute seule.
— Ne pleura plus, ma petite poule, dit le ma<^on, jevais t*en b&tir une qui sera plus solide que la leur.
Quand le maQon eut achev^ la niaison, la petite poule entra dedans ; elle 6tait fort contente, et elle disait :
— Ah! comme elle est bien faite, je vais 6tre bien k raise dedans.
Elle remercia le magon, et, de peur du loup et du renard, elle jeta des ^pingles partout sur le toit de sa maison.
Gependant le loup, qui faisait sa tourn6e, alia frap-^ per k la porte de la maison oil 6tait la plus grande despoules :
— Pan ! pan !
— Qui est Ik? demanda la poule.
— C'est ta m^re qui t'apporte du lait doux, r6pondit le loup en adoucissant sa voix.
— Non, tu n'es pas ma m^re : je te reconnais, compare le loup.
Ouvre-moi, je vais t'en donner tout de m^me.
— Non, non, tu me mangerais.
Alors le loup sauta sur la petite maison, la d^molit et croqua la poule.
II alia ensuite k la porte de la seconde poule :
— Pan I pan!
Qui est Ik ?
D*est ta mfere qui Vapporte du lail doux.
^on, je t^ vols bien par ma fen^tre, compare le
i.ts TBOis PETirns POCLEs. ;i-2:
Elle ne voulut pas luiouvnr; il sauta sur iii peLile j
maisoii, la demolit et mangea la ponle. ^
U alia frapper i la porte de la peLitt; :
— Pan ! pan !
— Qui est \h. ?
— C'est ta mfere qui I'apporte du lait doux.
— Merci, mon pauvre comp6re le loup, je vols bien que c'est loi.
— Oiivre-moi, ou je vais Le maoger comma tes sceurs.
Le loup s'^lan^a sur le toil, mais il tomba sur leg ^pingles qui s'enfoiicferent dans ses pattes, dans son museaii, et partont.
— All I burlaiL le loup, qu'est-ce que tu as mis sur la maison qui pique si dur ? si je peux I'attrapper, je le mangerai double.
II se piqua telle ment, qu'il Unit par mourir.
Quand la petite poule vit que le loup eLait bien |
moi't, elle ferma tout k clef, et dit :
— Mainlenant, je vais voir si je puis faire mon lour I de France. ,
Elte rencontraun mouton : i
— Bunjour, Monsieur le mouton, veux-tu venir i avBC moi faire ton tour de Prance?
— Non, ma petite poule, je n'ai pas d'argent. j
— Je viens de tronver six liards au pied d'un ; cb3ne, je payerai pour toi, '<
Un peu plus loin ils trouv&rent un chat r
— Bonjour, Monsieur le chat, ne veux-lu pas venir avec nous faire Ion tour de France*?
— Si, mais je n'ai pas d'argent.