‹ Contes populaires de la Haute-BretagneChapitre 85 sur 91 · LES TROIS PBTITES POULES · texte numérisé non relu

LES TROIS PBTITES POULES

m*aider k leur tour, et je ne suis plus capable de me construire une maison loute seule.

— Ne pleura plus, ma petite poule, dit le ma<^on, jevais t*en b&tir une qui sera plus solide que la leur.

Quand le maQon eut achev^ la niaison, la petite poule entra dedans ; elle 6tait fort contente, et elle disait :

— Ah! comme elle est bien faite, je vais 6tre bien k raise dedans.

Elle remercia le magon, et, de peur du loup et du renard, elle jeta des ^pingles partout sur le toit de sa maison.

Gependant le loup, qui faisait sa tourn6e, alia frap-^ per k la porte de la maison oil 6tait la plus grande despoules :

— Pan ! pan !

— Qui est Ik? demanda la poule.

— C'est ta m^re qui t'apporte du lait doux, r6pondit le loup en adoucissant sa voix.

— Non, tu n'es pas ma m^re : je te reconnais, compare le loup.

Ouvre-moi, je vais t'en donner tout de m^me.

— Non, non, tu me mangerais.

Alors le loup sauta sur la petite maison, la d^molit et croqua la poule.

II alia ensuite k la porte de la seconde poule :

— Pan I pan!

Qui est Ik ?

D*est ta mfere qui Vapporte du lail doux.

^on, je t^ vols bien par ma fen^tre, compare le

i.ts TBOis PETirns POCLEs. ;i-2:

Elle ne voulut pas luiouvnr; il sauta sur iii peLile j

maisoii, la demolit et mangea la ponle. ^

U alia frapper i la porte de la peLitt; :

— Pan ! pan !

— Qui est \h. ?

— C'est ta mfere qui I'apporte du lait doux.

— Merci, mon pauvre comp6re le loup, je vols bien que c'est loi.

— Oiivre-moi, ou je vais Le maoger comma tes sceurs.

Le loup s'^lan^a sur le toil, mais il tomba sur leg ^pingles qui s'enfoiicferent dans ses pattes, dans son museaii, et partont.

— All I burlaiL le loup, qu'est-ce que tu as mis sur la maison qui pique si dur ? si je peux I'attrapper, je le mangerai double.

II se piqua telle ment, qu'il Unit par mourir.

Quand la petite poule vit que le loup eLait bien |

moi't, elle ferma tout k clef, et dit :

— Mainlenant, je vais voir si je puis faire mon lour I de France. ,

Elte rencontraun mouton : i

— Bunjour, Monsieur le mouton, veux-tu venir i avBC moi faire ton tour de Prance?

— Non, ma petite poule, je n'ai pas d'argent. j

— Je viens de tronver six liards au pied d'un ; cb3ne, je payerai pour toi, '<

Un peu plus loin ils trouv&rent un chat r

— Bonjour, Monsieur le chat, ne veux-lu pas venir avec nous faire Ion tour de France*?

— Si, mais je n'ai pas d'argent.

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