‹ Contes populaires malgachesChapitre 101 sur 114 · MAHAKA ET LE RICHE VIEILLARD · texte numérisé non relu

MAHAKA ET LE RICHE VIEILLARD

Mahaka, si nous pouvons nous entendre sur le prix. » Le vieillard en offrit 10 piastres 1 qui furent acceptées. Puis Mahaka indiqua le mode d’emploi de l’amulette : il fallait que le panier fut ouvert un vendredi, dans une maison hermétiquement close, et par une personne âgée autre que celle qui voulait bénéficier des vertus de l’amulette. Le vendredi suivant, Mahaka se fit raser la tête de façon à paraître chauve, s’habilla de haillons et se dirigea vers le jardin du vieillard. Celui-ci attendait, assis devant sa porte, qu’un vieil homme comme lui se présentât pour tirer l’amulette de son enveloppe. Dès qu’il vit Mahaka (qu’il ne reconnaissait pas sous son déguisement), il le pria d’ouvrir le panier, en lui expliquant le motif qui rendait son concours nécessaire : « Que me donnerezvous pour cela, demanda Mahaka? » — « Dix piastres, répondit le propriétaire du jardin. » — « Ce n’est pas assez, reprit Mahaka. Donnezmoi 20 piastres ou je n’ouvre pas le panier. Vous allez devenir très riche, que vous importe une si minime somme? » Le vieillard accepta le marché, et, les 20 piastres payées, les deux hommes entrèrent dans une case dont ils calfeutrèrent toutes les issues; puis Mahaka ouvrit le panier. Le chat sauvage auquel on

Page 1