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rendait la liberré, se mit à courir en tout sens dans la maison : « Qu’est-ce que c’est? Qu’y a-t-il? demandait Mahaka au vieillard. » — « Je l’ignore, répondit l’autre. » — « Ouvrons la porte, ajouta Mahaka, nous verrons bien quelle est la cause de tout ce bruit . » Dès que la porte fut ouverte, le chat sauvage s’enfuit au grand étonnement du vieillard qui comprit qu’il avait été mystifié : « Rangaliy \ lui dit alors Mahaka, vous êtes un sorcier et vous avez mal agi en me faisant ouvrir le panier où se trouvait votre chat sauvage. Je vais m’en plaindre aux notables du village, auxquels je vous dénoncerai comme sorcier 1 2. » Le vieillard, effrayé et craL gnant que Mahaka ne mit sa menace à exécution, le pria de ne rien dévoiler de ce qui s’était passé, lui offrant de l’argent pour acheter son Silence. Mahaka refusa l’argent : « Que veux-tü donc, lui demanda le vieillard? » — « Adoptezmoi, répondit Mahaka. » Le Rangahy l’adopta et en fit son héritier. Mahaka devint ainsi propriétaire du magnifique jardin que possédait lé vieillard.
1, Terme de respect dont on se sert à l'égard des personnes âgées.
2. L’article U des lois du Royaume de Madagascar (Ny lalan ’hy Fanjâkana. Antananarivo, in-8°, 1 88 1 , p. 19) condamne les soréiers à vingt ans de fers.
COMMENT KOTOFETSY ET MAHAKA