‹ Contes populaires malgachesChapitre 111 sur 114 · CHANSONS · texte numérisé non relu

CHANSONS

(. Betsileo )

Je ne monterai pas sur le glaïeul de peur qu’il m’arrive malheur. Je ne monterai pas sur une pierre de peur qu’elle se brise; mais je mettrai le pied sur de la bouse de vache parce que j’ai de bonnes relations avec les boeufs.

La repousse du riz n’est pas le riz ; on en tresse de grandes nattes.

Le mariage est comme les brins de paille avec lesquels on confectionne les nattes et qui doivent être d’égale longueur : il faut une entente réciproque pour se marier.

i. Toutes ces chansons, moins la dernière qui est Betsimisaraka, m’ont été dictées par des Betsileo.

Cinq hommes ont envoyé un coup de pierre : alors le vorontsara 1 est sur le point de revenir.

Si j’étais sauterelle, je volerais en haut, bien haut, je déchirerais Rasoa 2 avec mes dents, je mâcherais bien avec mes molaires. Mes dents n’ont ni déchiré ni mâché Rasoa.

La sauterelle tombe sur la pierre; elle se traîne lentement avec ses petites pattes. Moi aussi, je vais lentement lorsque le soir est arrivé.

Je suis heureux d’être arrivé au bout de ma course ; mais l’amour d’autrefois a bien vieilli.

Mes yeux sont habitués à voir ce qui est nouveau, je ne veux plus rien voir de vieux ou d’usé.

La femme du prochain est Comme un citronnier : si je monte dessus, les fruits sont des épines; si on m’y attache, j’ai des nausées. Il vaut mieux rester au pied de l’arbre et avoir des nausées, que de cueillir des fruits qui sont des épines.

Celui qui est orgueilleux à notre égard s’enorgueillit d’un taudis construit avec des mottes

Page 1