‹ Contes populaires malgachesChapitre 15 sur 114 · Nom d’homme · texte numérisé non relu

Nom d’homme

4. Randriambaomanana est si riche qu’il ne fait aucun cas des têtes et des pieds de bœuf : celles-là servent de sièges et ceux-ci de tisonniers.

Compère, l’homme nous connaît; je ne puis pas aller là » — « Allons, ajouta le chien, il y a beaucoup de viande là-bas. » — « L’homme nous connaît trop bien, reprit le chat sauvage ; je ne vais pas où est l’homme. » — « Allons, oh ! toi, dit le chien, nous nous mettrons au milieu des chiens, et nous boirons le sang. » Lorsque le chat sauvage sentit le sang, il accompagna le chien. Arrivé aux portes de la ville, il entra, et se glissa parmi les chiens. Tout à coup un homme se mit à crier : « Eh ! chat sauvage; Eh! chat sauvage! » — « Me voici répondit le chat sauvage. Je savais bien que je serais reconnu, dit-il au chien ; tu ne voulais pas me croire; me voilà pris maintenant. » — a Tu peux t’attendre à des représailles, dit le chien, pour le mal que tu as causé. Tu as trahi ton frère de sang, compère ; je t’abandonne aussi. Tue-le, homme, dit le chien. » — « C’est là le chat sauvage, dit l’homme. » L’homme et le chien se précipitèrent sur le félin et le tuèrent.

Le chat sauvage et le chien devinrent ennemis parce que celui-là avait dévoré son frère de sang, et la mort du chat sauvage fut inspirée au chien par son amitié pour le coq. Le chien dit à ses enfants : « Si l’un de vous voit un chat sauvage, courrez sus à lui et tuez-le, parce qu il a tué mon ami. » Le chat sauvage dit également à ses descendants : « Ne mangez jamais de coqs,

Page 1