‹ Contes populaires malgachesChapitre 61 sur 114 · Voir la note i · texte numérisé non relu

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se célébrer demain, et qu’on tuera un bœuf gras pour le repas de noces *. » Les gens du village demandaient à voir la fiancée de Faralahy; mais celui-ci ne voulut pas la leur montrer avant la fête. Il prit une de ses servantes et l’amena chez lui pour qu’elle préparât le bain de sa femme. Puis il ouvrit la boîte dans laquelle son épouse venue de Dieu était enfermée, et elle apparut aussitôt merveilleusement belle et blanche comme la neige. L’esclave défaillit à la vue de sa maîtresse et elle s’empressa de faire part de ce qu’elle avait vu aux parents de son maître. Ceux-ci accoururent voir leur bru. Au même instant un arc-en-ciel 1 2 les entoura. Le mariage eut lieu en grande pompe. Tous les gens du village y assistaient. On tua un bœuf gras et on accomplit toutes les formalités usitées en pareille circonstance. Le lendemain, les parents appelèrent toutes les jeunes filles du village pour venir causer et jouer avec la femme de Faralahy, dans sa nouvelle case. On s’amusa

1. Noces et funérailles donnent lieu aux mêmes orgies de viande de bœuf et de rhum dont les Malgaches sont si friands. Tout bœuf tué, toute barrique de rhum entamée, doivent être mangé jusqu’au dernier morceau et bue jusqu'à la dernière goutte. Ces repas causent quelquefois des indigestions telles que les convives en perdent la vie.

2. En Malgache : Antsy ben’ Andriamanitra, la grande hache de Dieu.

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