‹ Contes populaires malgachesChapitre 82 sur 114 · De l’arabe Mbarek, nom propre · texte numérisé non relu

De l’arabe Mbarek, nom propre

4. Le texte porte vola mparanta, littéralement : une piastre.

MBAREK ET SORIA

d’ici. » Mbarek s’en alla, puis revint. Mais Soria ne voulut pas le recevoir à moins qu’il n’apportât de la viande grasse. Lorsque Mbarek s’en fut procuré, il revint une seconde fois et dit :

Ouvre-moi, ouvre-moi , Soria!

Qui est là ?

Moi, Mbarek.

Qu'apportes-tu ?

De la viande grasse 1 Et de la graisse.

Oh, Mbarek, que tu es gentil! Entre ici, au nord du foyer; mets toi sur le lit. Tu m’apportes de la viande grasse et de la graisse, Mbarek! monte sur le lit, Mbarek. Amboasalamarazaka me donne beaucoup de vêtements, de ceintures, de corsages et de boucles d’oreilles; mais ce n’est pas ce que je veux. Ce que je désire, Mbarek, c’est de la viande grasse 2 ! »

1. J’ai traduit potripotry par de la graisse et non par du mouton, comme l’indique une note, fautive à mon avis.

2. Ce conte est indiqué à tort par son sous-titre, ilay Masombika, comme appartenant aux indigènes de Mozambique. Il est au contraire très connu chez les Sakalaves musulmans de la côte nord-ouest de Madagascar où M. Dahle l’a probablement recueilli.

Page 1