‹ Contes populaires malgaches: recueillis, traduits et annotésChapitre 25 sur 117 · LE CHIEN SAUVAGE ET LE CORBEAU I · texte numérisé non relu

LE CHIEN SAUVAGE ET LE CORBEAU I

Le corbeau en entendant ces flatteuses paroles fut pénétré d'une douce joie, sans s'apercevoir du motif pour lequel le chien demandait à entendre sa voix. « Quand il entendra ma voix, se dit-il en lui-même, le chien va être dans l'admiration ». Et le corbeau se mit à chanter. Mais au même instant, le morceau de viande tomba de sa bouche. Le chien s'en saisit immédiatement. La viande avait été seule le motif des flatteries qu'il avait adressées à son propriétaire. Le chien s'en alla ensuite en riant, de la facilité avec laquelle il s'était joué du corbeau \

i. La ressemblance frappante de ce conte avec celui du Renard et du Corbeau de la Fontaine m'avait inspiré des doutes sur son authenticité. Aussi, comme je l'ai mentionné dans ma préface, ne l'ai-je publié qu'après m'ôtre assuré qu'il appartenait vraiment au folk-lore malgache. «

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