LE CHIEN, LE CHAT SAUVAGE ET LE COQ
(Betsileo)
Le chat sauvage, le chien et le coq firent, dit-on, le serment de sang. Le chien dit :
« Allons jouer là-bas, compagnons, où il y a de l'espace. » Les deux autres consentirent. Lorsqu'ils se furent amusés quelque peu, le chat sauvage dit au coq : « Si nous ne jouons pas ordinairement ensemble, c'est à cause du feu de votre tête 2 (la crête de coq sent mauvais). » — « Ce n'est pas du tout du feu, répondit le coq; oh ! toi; touche-le donc. » — « Tu trahis, dit le chat sauvage, le serment de sang ! j'ai vu le feu, et tu dis que ça n'en est pas? » — « Touche
i. I.c texte de ce conte a été recueilli a FianararïtsoîL 2. La couleur rouge de la crête du coq se traduit en malgache par le mot afo, feu.