‹ Contes populaires, prejuges, patois, proverbesChapitre 30 sur 39 · DE LA PARABOLE DE L'ENFANT PRODIGUE · texte numérisé non relu

DE LA PARABOLE DE L'ENFANT PRODIGUE

<&n patois oe$ rampognes ou dessin.

( Evaugile selon saint Luc , chapitre XV. — Version de Le Maistre de Sacy. )

Un home aveit deux éfans , dont le pu ptiot dit à sen père : « Men père , bayez mei la part du bien qui m'rvient; » et le père leux en fit le partage.

Daus treis jouors apreus, le pu jeune des deux éfans ayant ramassé sen cas s'nallit fère un viage dans les poués étrangiers , où y mougit tout sen cas en lequeries et en bombances.

Quand tout fut coulé il arrivit une grande fameine dans le pouée et y c'menchit à ète dans la misère jusqu'au co.

Alors y s'nallit et se mit au service d'un gros

du pouée qui Penveyit à sa mouèson des camps por y garder les messieurs de seye.

Là y n'avait pas sa vie et la foim le poussait si fort qu'il eût bien voulu mougier de la mougeaille es avers, mais no n'ii permettait pas d'en prendre.

Enfin y r'conut sa bêtise et dit : Mais les valets de queux nous ont du poin tant qu'y veulent, et mei ichin je crève de foim.

Y faut tout de sieute que j'men aille trouver men bon home de père, et que j'ii dise : « Men père , j'ai péchi cont le ciel et cont vo ; et je ne sieus pu dègne d'ète apelé vot fils : traitez mei coin un de vos ptits valets.

Y partit tout de sieute, et s'en vint trouver sen père qui l'apercheut de loin ; in n'eut pitié, couorut à li et Pembrachit.

Et s'néfant li dit : « Men père j'ai péchi cont' le ciel et cont' vo , je ne sieus pu dègne d'ète apelé vot fils.

Alors le père dit à ses domestiques : « Aveignez mei vite la pu belle robe qui seit dans m'nar-

io6

moire et mettez-ly su l'dos ; mettez-ly un aney au dei et des soulis es pies.

« Amenez un viau gras et le tuez; faisons bombance; allons, garçons, réjouissons-nous.

« Pasce que men fils que via lendrait était mort et il est resucité ; il était égairé et il est retrouvé. »

Y c'menchit donc à se régaler et à s'esjouir. Pendant cha le fils aîné qui était avaux les

camps revint , et quant y fut opreux de la mouèson , il entendit le brit des menestriers et d'eeux qui danchez.

Il apela un ptit valet, et li demandit qu'est que c'était q'cha ?

Ah not moitre ! chest que vot frère est rvenu et que vot père a tué un viau gras pasce q'y la rtrouvé bien portant.

Cha le fachit et y n'voulut pé entrer dans la mouèson malgré que sen bon home de père sortit por l'en prier.

Y li dit : « Via d'jà une fiée d'années que j'vo sers et je n'vo ai jamouès désobéi ; portant vo

ne m'avez jamouès bailli tant seulement un agné por me divertir aveu m'samis.

« Mais dès que l'aut qui a mougi tout sen cas aveuc des fumelles est rvenu , vo zavez tué tout de sieute por li un viau gras. »

Le père li dit : « Men fils, vo zète toujouors aveuc mei et tout men cas est à vo.

« Mais y falait ben no régaler et no zesjouir , pasce que vot frère que vechi était mort et il est resucité ; il était égairé et le vechin retrouvé * . »

1 Les tomes VI et X des Mémoires de la Société royale des Antiquaires de France , contiennent plus de quatre-vingts versions de la Parabole de V Enfant Prodigue , en divers idiomes ou patois de France ; mais celle-ci n'en fait point partie, et c'est ce qui nous engage à la publier à la suite de ce chapitre.

ET

Caution* partfculwm.

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ET

fiocntiom particulière

gneaux. — C'est comme les agneaux de Caumont ; il n'en faut que trois pour étrangler un loup.

Alençon. — Il est comme les prophètes d'Alençon. Se dit d'une personne qui devine les choses quand elle les voit.

Ane. — Traître comme un âne rouge.

Année. — Année venteuse ,

Année pommeuse.

On dit aussi :

Année hannetonneuse , Année pommeuse.

Averon ou Haveron. — C'est averon et pois percé ; c'est-à-dire : l'un ne vaut pas mieux que l'autre.

Aveu. — ■ Aveu bien ou mal rendu

Sauve le fieu. (fief. )

Avranches. — Etre tout évêque d'Avranches : tout taciturne , tout absorbé.

Avril — Nul avri

Sans épi.

Avril le doux, Quand il se fâche , le pis de tout.

Bacon , quartier de lard. « Bacon » , en anglais, signifie lard.

Harengs et bacons , Sont bonnes provisions.

Barbe. — Barbe rouge et noirs cheveux , Guettes t'en, si tu peux.

Il3

Barrabas. — Connu comme Barrabas et la Passion.

Bateau. — Haut bateau, hautes voiles ; c'est-àdire : grande maison, grande dépense.

Baudour, réjouissance.

Baudours et bobans Ne font pas riches gens.

Bajeux. — Garçons de Caen et filles de Bayeux.

Ber. — Ce qui s'apprend au ber

Ne s'oublie qu'au ver.

Bère , cidre, boisson. — - A bon bère, il ne faut pas de bouchon. — Fleur n'est pas pomme , et pomme n'est pas bère.

Bergers. — Prêtres et bergers

Sont sorciers.

Beurre. — Il ne faut pas tant de beurre pour faire un quarteron. — Donner une chose pour une beurrée : pour presque rien.

Blé. — On aide bien au bon Dieu à faire de bon blé. -~ Battre comme blé vert.

Biérel , blaireau. — Pas de porte de châtel

Sans martre ni biérel.

Bois. — Bois vert, pain chaud et cidre nouveau, Mettent la maison à vau l'eau.

Bouchers. — Ils sont comme les bouchers du Mans, ils se mettent sept sur une bète.

Bouillie. — Ventre de bouillie

Ne dure qu'une heure et demie.

Canada.

Je me f . . . de ca , Je suis du Canada.

Canivière, lieu rempli de chanvre. — On dit d'un mauvais ménage : c'est comme la canivière au Diable, le mâle ni la femelle n'en valent rien.

Cussj. —

La noblesse de Cussy La soupe et le bouilli.

Cat, chat. — Il ne faut pas traîner fétu devant vieux cat ; c'est-à-dire : les vieillards n'entendent pas raillerie. — « Cat » , en anglais , signifie chat.

Chandeleur. — A la Chandeleur

La grande douleur. (Le Pius grand froid.)

— A la Chandeleur

Où toutes bètes sont en horreur.

— Etrennes d'honneur Durent jusqu'à la Chandeleur.

Chanson. — Comme dit la chanson. — Belle chan son n'en sera pas moins chantée , etc. — Ces locutions prouvent que le goût des Normands pour la poésie est fort ancien.

Chemin. — - Petit paquet et long chemin Fatiguent le pèlerin.

Chien. — Aller de travers comme un chien qui revient des Vêpres. — Un chien regarde bien un évêque. — Noble comme les quatre quartiers d'un chien.

Coq. — Il ne trouvera pas le coq à l'hus ( à l'huis , à la porte ) ; c'est-à-dire : il arrivera tard.

Coutume , impôt. — Liard à liard la coutume se ramasse.

Il6 PROVERBES , DICTONS ,

Crépon. — Il est comme le gibet de Crépon : il n'a pas étrenné.

Croti/i. — Quand il y a du crotin , Il y a du lapin.

Curé. — S'il pleut sur le curé , il dégoutte sur le vicaire.

Dagobert, — Comme disait le roi Dagobert à ses chiens : il n'y a si bonne compagnie qui ne se sépare.

Diable. — On ne peut pas peigner un diable , s'il n'a pas de cheveux. — Voilà le diable qui battit Jean ; c'est-à-dire : voilà la cause , la raison. — Lorsqu'il pleut et que le soleil brille , on dit que c'est le diable qui bat sa femme.

Domfront. — Domfront, ville de malheux;

Arrivé à une heure , pendu à deux.

Drôme. — La rivière de Drome

A tous les ans cheval ou homme.

Druger , remuer ; de l'anglais « to drudge. » — Il ne faut pas faire vie qui druge , mais

vie qui dure. — On dit aussi : il a les druges ; il remue toujours.

Eau. — L'eau va toujours à la rivière. C'est la contre-partie du proverbe : au plus pauvre la besace. — Croyez cela et buvez de l'eau.

Épée. — C'est comme Messieurs de la Biausse (les gentilshommes de la Beauce), une épée pour trois.

Epice. — Chère épice : objet d'un prix élevé. — Ce sont dans les petites boîtes que sont les bonnes épices.

Eve. — Ne connaître ni d'Eve ni d'Adam ; c'està-dire : en aucune manière.

Femme. — Femmes , moines et pigeons , Ne savent où ils vont.

— Femme couchée et fagot debout , Homme n'en vit jamais le bout.

Fèves. — Fèves fleuries

Temps de folies.

Février. — Février

L'anelier. (anneau.;

— On peut attribuer l'origine de ce dicton au grand nombre de mariages qui se contractent pendant le mois de février , mois qui précède très souvent le Carême.

Pluie de février Vaut jus de fumier.

— Février qui donne neige

Bel été nous plége. (assure.)

— Février emplit les fossés; mars les sèche.

Fiancée. — Fille fiancée

N'est pas mariée.

FUle. — Vieille fille ,

Vieille guenille.

Flo^ — Ce qui vient de flot s'en retourne de marée.

Fouatine. — Ce n'est que feu et fouatine, diton des amoureux et des nouveaux mariés.

Fumier. — Qui gagne en premier C'est du fumier.

Gaulois. — Le peuple dit qu'un livre est gaulois \

lorsque les caractères ou l'orthographe lui en paraissent anciens.

Gloria Patri. — C'est comme Gloria Patri , on le trouve partout.

Granville. — Granville -, grand vilain , Une église et un moulin ; On voit Granville tout à plein.

Guernon, moustache.

Je n'ai peur ni de ses noms Ni de ses guernons.

N'unt mie barbe ne guernons ,

Ço dist Héraut, com nos avons (Harold.)

( Roman de Rou , t. 2 , p. 174. )

Haisetj petite barrière. — On dit des amoureux :

S'ils n'entrent par le haiset , Ils entrent par le viquet.

Hanneton. — N'avoir pas plus de tète qu'un hanneton.

Haie. — Quand la haie est basse , Tout le monde y passe.

Hérode. — Vieux comme Hérode.

Hiver. — L'hiver est dans un bissac ; s'il n'est dans un bout , il est dans l'autre.

Hodiner, remuer. — On dit d'une chose étonnante : les saints du Paradis en hodinent la tète.

Iroquois. — Fier comme un iroquois. — Sot comme un iroquois.

Jeton. — Faux comme un jeton.

Jeu. — Jeu de main ,

Jeu de vilain.

Jeudi. — • La semaine des trois jeudis , jamais. Ce sont les Calendes grecques.

Job. — Battre le job, ne rien faire.

Jubé. — En venir kjubé; se mettre à discrétion.

Juignet , juillet. — En juignet ,

La faucille au poignet.

Lancret , mot corrompu de XAnte-Christ , ou peut-être de lansquenet. — C'est pis qu'un lancret. Méchant comme un lancret.

Latin. — C'est du latin feuillu, il n'y a que

les bètes qui y broutent , dit-on d'un latin barbare ou corrompu.

Laurent. — Il est dedans ( «ft >

Comme frère Laurent.

Loup. — Qui saurait les coups ,

Prendrait les loups.

On dit en Haute-Normandie :

Qui saurait les trous Prendrait les loups.

Madeleine. — A la Madeleine

Les noix sont pleines.

Mai. — Froid mai et chaud juin

Donnent pain et vin.

Malheur. — Courir comme le malheur; aller aussi vite comme le malheur vient.

Maréchaux. — Quand on quitte les maréchaux, il faut payer les vieux fers.

Marotte. — Taupin vaut bien Marotte; c'est-àdire : l'un vaut l'autre.

Mars. — Mars martelle ,

Avril coutelle.

— Allusion aux vents froids , qui régnent souvent pendant ces deux mois.

Martin Firou. — C'est de la noblesse à Martin Firou : va te coucher , tu souperas demain.

Mathieu salé, singulière et bizarre corruption de Mathusalem. — Vivre comme Mathieu salé.

Matignon. — On attribue , tantôt à un M. de Matignon, tantôt à un M. de la Vaquerie , une foule de naïvetés et de coq-à-l'âne.

Matin. — Pluie du matin

N'arrête pas le pèlerin.

Mâtin. — Il faut obéir au mâtin

Pour passer le chemin.

Métier. — Chacun son métier , les vaches sont bien gardées.

Midi. — Chacun connaît midi à sa porte. Mière. — Médecin.

Qui court après le mière, Court après la bière.

Milsipipi. — Aller à Mil si pipi ; c'est-à-dire très

loin 7 par corruption de Mississipi. — Cette locution a rapport aux émigrations des Normands dans ces contrées, vers le milieu du XVIIe siècle.

Mort. — Qui bien mange , fiente et dort . Ne doit avoir peur de la mort.

Mortain. — A Mortain

Plus de pierre que de pain.

Moulin. — Il vaut mieux aller au moulin Que d'aller au médecin.

Moutier. — Quand tu verras le blanc moutier , Prends garde au rochier.

— Dicton des matelots du Bessin , qui s'applique à l'église de Fresné-Saint-Côme et au rocber du Calvados sur lequel se brisa , en 1 588 , le vaisseau espagnol le Calvaire ( Calvados ) , qui faisait partie de la grande armada envoyée par Philippe II contre la reine Elisabeth. Le mouillage voisin a retenu le nom de Fosse d'Espagne.

Mouton. — Laissez bouillir le mouton : attendez l'issue de l'affaire.

Nesmond. — Filez , filasse , M. de Nesmond Ta dit. — M. de Nesmond , évêque de Bayeux , mort en 1 7 1 5 , fonda plusieurs établissemens de charité , destinés à procurer du travail aux pauvres des deux sexes.

Noël. — A Noël au balcon j

A Pâques au tison.

— A Noël les moucherons , A Pâques les glaçons.

Oiseau. — A tout oiseau,

Son nid semble beau.

— Petit à petit , L'oiseau fait son nid.

Orbandel. — Il avait affaire là comme M. d'Orbandel à la Saint-Gourgon. — Ce dicton fait allusion aux insultes que reçut un grave magistrat dans une fête de village , où sa présence était tout-à-fait inutile.

Paillard. — La maison du paillard

Périra tôt ou tard.

Pain. — Être à pain et à pot : en grande familiarité. — Grossier comme du pain d'orge.

ET LOCUTIONS PARTICULIÈRES. Iî5

Paix. — La paix de Dieu, Babet, et le pot plein. — Ce dicton fait allusion à la trêve ou paix de Dieu, établie en 1061 par Guillaume-le- Conquérant.

Pâle. — Fille pâle

Demande le mâle.

Panche. — Il vaut mieux faire belle panche (panse)

Que belle manche.

Pâques. — Pâques pluvieux ,

An fromenteux.

Patras. — Pris comme patras sous le four. Pelle. — Il a l'air d'un petit Bon-Dieu sur une

pelle : se dit de quelqu'un qui affecte un air

modeste.

Perdrix. — On mange bien des perdrix sans oranges.

Pie. — Blanc comme foire de pie.

Pilate. — C'est comme la servante à Pilate : se dit d'une servante bavarde.

Pinte. — Vendre pinte et fagot ; c'est-à-dire fort cher.

Poire. — S'il y a une bonne poire dans un poirier , c'est pour un cochon. — Ce proverbe , qui a son équivalent dans presque toutes les langues de l'Europe , signifie que les plus belles places se donnent ordinairement à ceux qui les méritent le moins.

Poirelte, poreau. — Bonne ou mauvaise poirette , Il faut que mars la trouve faite.

Pois. — Payer en pois ou en purée ; de manière ou d'autre.

Poitou. — Donner le Poitou 9 et la Saintonge . au bout , c'est-à-dire , rien.

Poule. — Etre plus embarrassé qu'une poule qui n'a qu'un poussin. — Damné comme la . poule à Simon.

Quarante. — Je m'en soucie comme de l'an quarante , dit-on d'une chose à laquelle on n'attache aucune importance.

Quinze. — Tout est quinze parmi quatorze, c'est-à-dire, «n désordre.

Rameaux. — Le propre jour des Rameaux Sème oignons et poreaux.

Rogations. — Après Pâques et les Rogations .

Fi de prêtres et d'oignons.

Rosée. — Rouge rosée au matin ,

C'est beau temps pour le pèlerin.

Rouen. — Vieux comme le pont de Rouen. — Il est, je crois, inutile de faire observer que ce dicton ne peut se rapporter qu'à l'ancien pont de pierre , bâti en 1 1 5 1 , par l'impératrice Mathilde , et dont les ruinés se voyaient encore, il y a peu d'années 9 au-dessus des basses eaux.

— Ascension de Rouen , Fête-Dieu de Ray eux.

— La fête de l'Ascension de Rouen , pendant laquelle , en vertu du privilège de Saint- Romain , on délivrait tous les ans un meurtrier , était célèbre par les magnificences de sa procession , et par le concours d'étrangers qu'elle attirait de toutes les parties de la province. La Fête-Dieu de Rayeux ne lui cédait en rien, et les Normands qui avaient

été assez heureux pour contempler l'une et l'autre procession , les proclamaient hautement les plus belles de France.

Rouge. — Rouge comme la Bonne - Vierge d'Esquai.

Saint. — Après la fête , adieu le saint.

Saint Amados ( Amador ou Amator ) :

En chair et en os Comme saint Amados.

Saint-Barnabe. — A la Saint-Barnabe ,

La faux au pré.

Saint-Clément. — Passé la Saint-Clément ,

Ne sème plus le froment.

Saint-George. — A la Saint-George ,

Sème ton orge.

Saint-Gervais. — Quand il pleut à laSaint-Gervais,

Il pleut quarante jours après.

Saint Julien. — Saint Julien brise glace ,

S'il ne la brise, il l'embrasse.

Saint-Laurent. — A la Saint-Laurent ,

La faucille au froment.

Saint-Loup. — A la Saint-Loup ,

La lampe au clou.

Saint-Malo. — Il est de Saint-Malo ,

Il entend à demi-mot.

Saint-Marc. — Quand il pleut le jour Saint-Marc ?

Il ne faut ni pouque ni sac.

Saint-Médard. —

S'il pleut le jour Saint-Médard ?

Il pleuvra quarante jours plus tard.

Saint Nicolas. — Patron des filles , saint Nicolas ,

Mariez-nous , ne tardez pas.

Saint Pierre. — ■ Renvoyer de saint Pierre à saint Paul.

Saint-Regnobert. — C'est la Saint-Regnobert ?

Qui quitte sa place la perd.

Saint-Sacrement. — A la Saint-Sacrement ;

L'épi est au froment.

Saint-Thomas. — A la Saint-Thomas ,

Les jours sont au plus bas.

Saint-Urbain.

Saint- Vincent. —

Sainte-Catherine.

Sainte-Eulalie. —

A la Saint-Urbain ,

Le froment porte grain.

A la Saint-Vincent,

Tout dégèle, ou tout fend.

A la Sainte-Catherine , Tout bois prend racine.

Si le soleil rit le jour Sainte-Eulalie , Il y aura pommes et cidre à folie.

Sainte-Luce. — A la Sainte-Luce ,

Les jours croissent du saut d'une puce.

Soupe. — Soupe avant, soupe après , Fait vivre cent ans près.

Souris. — C'est une souris à cinq chats, dit-on d'un objet minime que l'on veut séparer.

Tête. — Mal de tète

Veut dormir ou repaître.

Vu. — Une fois vu,

Cent fois mécru.

NOMS DE LIEUX

QUI PARAISSENT DERIVES

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