DE LA PARABOLE DE L'ENFANT PRODIGUE
<&n patois oe$ rampognes ou dessin.
( Evaugile selon saint Luc , chapitre XV. — Version de Le Maistre de Sacy. )
Un home aveit deux éfans , dont le pu ptiot dit à sen père : « Men père , bayez mei la part du bien qui m'rvient; » et le père leux en fit le partage.
Daus treis jouors apreus, le pu jeune des deux éfans ayant ramassé sen cas s'nallit fère un viage dans les poués étrangiers , où y mougit tout sen cas en lequeries et en bombances.
Quand tout fut coulé il arrivit une grande fameine dans le pouée et y c'menchit à ète dans la misère jusqu'au co.
Alors y s'nallit et se mit au service d'un gros
du pouée qui Penveyit à sa mouèson des camps por y garder les messieurs de seye.
Là y n'avait pas sa vie et la foim le poussait si fort qu'il eût bien voulu mougier de la mougeaille es avers, mais no n'ii permettait pas d'en prendre.
Enfin y r'conut sa bêtise et dit : Mais les valets de queux nous ont du poin tant qu'y veulent, et mei ichin je crève de foim.
Y faut tout de sieute que j'men aille trouver men bon home de père, et que j'ii dise : « Men père , j'ai péchi cont le ciel et cont vo ; et je ne sieus pu dègne d'ète apelé vot fils : traitez mei coin un de vos ptits valets.
Y partit tout de sieute, et s'en vint trouver sen père qui l'apercheut de loin ; in n'eut pitié, couorut à li et Pembrachit.
Et s'néfant li dit : « Men père j'ai péchi cont' le ciel et cont' vo , je ne sieus pu dègne d'ète apelé vot fils.
Alors le père dit à ses domestiques : « Aveignez mei vite la pu belle robe qui seit dans m'nar-
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moire et mettez-ly su l'dos ; mettez-ly un aney au dei et des soulis es pies.
« Amenez un viau gras et le tuez; faisons bombance; allons, garçons, réjouissons-nous.
« Pasce que men fils que via lendrait était mort et il est resucité ; il était égairé et il est retrouvé. »
Y c'menchit donc à se régaler et à s'esjouir. Pendant cha le fils aîné qui était avaux les
camps revint , et quant y fut opreux de la mouèson , il entendit le brit des menestriers et d'eeux qui danchez.
Il apela un ptit valet, et li demandit qu'est que c'était q'cha ?
Ah not moitre ! chest que vot frère est rvenu et que vot père a tué un viau gras pasce q'y la rtrouvé bien portant.
Cha le fachit et y n'voulut pé entrer dans la mouèson malgré que sen bon home de père sortit por l'en prier.
Y li dit : « Via d'jà une fiée d'années que j'vo sers et je n'vo ai jamouès désobéi ; portant vo
ne m'avez jamouès bailli tant seulement un agné por me divertir aveu m'samis.
« Mais dès que l'aut qui a mougi tout sen cas aveuc des fumelles est rvenu , vo zavez tué tout de sieute por li un viau gras. »
Le père li dit : « Men fils, vo zète toujouors aveuc mei et tout men cas est à vo.
« Mais y falait ben no régaler et no zesjouir , pasce que vot frère que vechi était mort et il est resucité ; il était égairé et le vechin retrouvé * . »
1 Les tomes VI et X des Mémoires de la Société royale des Antiquaires de France , contiennent plus de quatre-vingts versions de la Parabole de V Enfant Prodigue , en divers idiomes ou patois de France ; mais celle-ci n'en fait point partie, et c'est ce qui nous engage à la publier à la suite de ce chapitre.
ET
Caution* partfculwm.
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ET
fiocntiom particulière
gneaux. — C'est comme les agneaux de Caumont ; il n'en faut que trois pour étrangler un loup.
Alençon. — Il est comme les prophètes d'Alençon. Se dit d'une personne qui devine les choses quand elle les voit.
Ane. — Traître comme un âne rouge.
Année. — Année venteuse ,
Année pommeuse.
On dit aussi :
Année hannetonneuse , Année pommeuse.
Averon ou Haveron. — C'est averon et pois percé ; c'est-à-dire : l'un ne vaut pas mieux que l'autre.
Aveu. — ■ Aveu bien ou mal rendu
Sauve le fieu. (fief. )
Avranches. — Etre tout évêque d'Avranches : tout taciturne , tout absorbé.
Avril — Nul avri
Sans épi.
Avril le doux, Quand il se fâche , le pis de tout.
Bacon , quartier de lard. « Bacon » , en anglais, signifie lard.
Harengs et bacons , Sont bonnes provisions.
Barbe. — Barbe rouge et noirs cheveux , Guettes t'en, si tu peux.
Il3
Barrabas. — Connu comme Barrabas et la Passion.
Bateau. — Haut bateau, hautes voiles ; c'est-àdire : grande maison, grande dépense.
Baudour, réjouissance.
Baudours et bobans Ne font pas riches gens.
Bajeux. — Garçons de Caen et filles de Bayeux.
Ber. — Ce qui s'apprend au ber
Ne s'oublie qu'au ver.
Bère , cidre, boisson. — - A bon bère, il ne faut pas de bouchon. — Fleur n'est pas pomme , et pomme n'est pas bère.
Bergers. — Prêtres et bergers
Sont sorciers.
Beurre. — Il ne faut pas tant de beurre pour faire un quarteron. — Donner une chose pour une beurrée : pour presque rien.
Blé. — On aide bien au bon Dieu à faire de bon blé. -~ Battre comme blé vert.
Biérel , blaireau. — Pas de porte de châtel
Sans martre ni biérel.
Bois. — Bois vert, pain chaud et cidre nouveau, Mettent la maison à vau l'eau.
Bouchers. — Ils sont comme les bouchers du Mans, ils se mettent sept sur une bète.
Bouillie. — Ventre de bouillie
Ne dure qu'une heure et demie.
Canada.
Je me f . . . de ca , Je suis du Canada.
Canivière, lieu rempli de chanvre. — On dit d'un mauvais ménage : c'est comme la canivière au Diable, le mâle ni la femelle n'en valent rien.
Cussj. —
La noblesse de Cussy La soupe et le bouilli.
Cat, chat. — Il ne faut pas traîner fétu devant vieux cat ; c'est-à-dire : les vieillards n'entendent pas raillerie. — « Cat » , en anglais , signifie chat.
Chandeleur. — A la Chandeleur
La grande douleur. (Le Pius grand froid.)
— A la Chandeleur
Où toutes bètes sont en horreur.
— Etrennes d'honneur Durent jusqu'à la Chandeleur.
Chanson. — Comme dit la chanson. — Belle chan son n'en sera pas moins chantée , etc. — Ces locutions prouvent que le goût des Normands pour la poésie est fort ancien.
Chemin. — - Petit paquet et long chemin Fatiguent le pèlerin.
Chien. — Aller de travers comme un chien qui revient des Vêpres. — Un chien regarde bien un évêque. — Noble comme les quatre quartiers d'un chien.
Coq. — Il ne trouvera pas le coq à l'hus ( à l'huis , à la porte ) ; c'est-à-dire : il arrivera tard.
Coutume , impôt. — Liard à liard la coutume se ramasse.
Il6 PROVERBES , DICTONS ,
Crépon. — Il est comme le gibet de Crépon : il n'a pas étrenné.
Croti/i. — Quand il y a du crotin , Il y a du lapin.
Curé. — S'il pleut sur le curé , il dégoutte sur le vicaire.
Dagobert, — Comme disait le roi Dagobert à ses chiens : il n'y a si bonne compagnie qui ne se sépare.
Diable. — On ne peut pas peigner un diable , s'il n'a pas de cheveux. — Voilà le diable qui battit Jean ; c'est-à-dire : voilà la cause , la raison. — Lorsqu'il pleut et que le soleil brille , on dit que c'est le diable qui bat sa femme.
Domfront. — Domfront, ville de malheux;
Arrivé à une heure , pendu à deux.
Drôme. — La rivière de Drome
A tous les ans cheval ou homme.
Druger , remuer ; de l'anglais « to drudge. » — Il ne faut pas faire vie qui druge , mais
vie qui dure. — On dit aussi : il a les druges ; il remue toujours.
Eau. — L'eau va toujours à la rivière. C'est la contre-partie du proverbe : au plus pauvre la besace. — Croyez cela et buvez de l'eau.
Épée. — C'est comme Messieurs de la Biausse (les gentilshommes de la Beauce), une épée pour trois.
Epice. — Chère épice : objet d'un prix élevé. — Ce sont dans les petites boîtes que sont les bonnes épices.
Eve. — Ne connaître ni d'Eve ni d'Adam ; c'està-dire : en aucune manière.
Femme. — Femmes , moines et pigeons , Ne savent où ils vont.
— Femme couchée et fagot debout , Homme n'en vit jamais le bout.
Fèves. — Fèves fleuries
Temps de folies.
Février. — Février
L'anelier. (anneau.;
— On peut attribuer l'origine de ce dicton au grand nombre de mariages qui se contractent pendant le mois de février , mois qui précède très souvent le Carême.
Pluie de février Vaut jus de fumier.
— Février qui donne neige
Bel été nous plége. (assure.)
— Février emplit les fossés; mars les sèche.
Fiancée. — Fille fiancée
N'est pas mariée.
FUle. — Vieille fille ,
Vieille guenille.
Flo^ — Ce qui vient de flot s'en retourne de marée.
Fouatine. — Ce n'est que feu et fouatine, diton des amoureux et des nouveaux mariés.
Fumier. — Qui gagne en premier C'est du fumier.
Gaulois. — Le peuple dit qu'un livre est gaulois \
lorsque les caractères ou l'orthographe lui en paraissent anciens.
Gloria Patri. — C'est comme Gloria Patri , on le trouve partout.
Granville. — Granville -, grand vilain , Une église et un moulin ; On voit Granville tout à plein.
Guernon, moustache.
Je n'ai peur ni de ses noms Ni de ses guernons.
N'unt mie barbe ne guernons ,
Ço dist Héraut, com nos avons (Harold.)
( Roman de Rou , t. 2 , p. 174. )
Haisetj petite barrière. — On dit des amoureux :
S'ils n'entrent par le haiset , Ils entrent par le viquet.
Hanneton. — N'avoir pas plus de tète qu'un hanneton.
Haie. — Quand la haie est basse , Tout le monde y passe.
Hérode. — Vieux comme Hérode.
Hiver. — L'hiver est dans un bissac ; s'il n'est dans un bout , il est dans l'autre.
Hodiner, remuer. — On dit d'une chose étonnante : les saints du Paradis en hodinent la tète.
Iroquois. — Fier comme un iroquois. — Sot comme un iroquois.
Jeton. — Faux comme un jeton.
Jeu. — Jeu de main ,
Jeu de vilain.
Jeudi. — • La semaine des trois jeudis , jamais. Ce sont les Calendes grecques.
Job. — Battre le job, ne rien faire.
Jubé. — En venir kjubé; se mettre à discrétion.
Juignet , juillet. — En juignet ,
La faucille au poignet.
Lancret , mot corrompu de XAnte-Christ , ou peut-être de lansquenet. — C'est pis qu'un lancret. Méchant comme un lancret.
Latin. — C'est du latin feuillu, il n'y a que
les bètes qui y broutent , dit-on d'un latin barbare ou corrompu.
Laurent. — Il est dedans ( «ft >
Comme frère Laurent.
Loup. — Qui saurait les coups ,
Prendrait les loups.
On dit en Haute-Normandie :
Qui saurait les trous Prendrait les loups.
Madeleine. — A la Madeleine
Les noix sont pleines.
Mai. — Froid mai et chaud juin
Donnent pain et vin.
Malheur. — Courir comme le malheur; aller aussi vite comme le malheur vient.
Maréchaux. — Quand on quitte les maréchaux, il faut payer les vieux fers.
Marotte. — Taupin vaut bien Marotte; c'est-àdire : l'un vaut l'autre.
Mars. — Mars martelle ,
Avril coutelle.
— Allusion aux vents froids , qui régnent souvent pendant ces deux mois.
Martin Firou. — C'est de la noblesse à Martin Firou : va te coucher , tu souperas demain.
Mathieu salé, singulière et bizarre corruption de Mathusalem. — Vivre comme Mathieu salé.
Matignon. — On attribue , tantôt à un M. de Matignon, tantôt à un M. de la Vaquerie , une foule de naïvetés et de coq-à-l'âne.
Matin. — Pluie du matin
N'arrête pas le pèlerin.
Mâtin. — Il faut obéir au mâtin
Pour passer le chemin.
Métier. — Chacun son métier , les vaches sont bien gardées.
Midi. — Chacun connaît midi à sa porte. Mière. — Médecin.
Qui court après le mière, Court après la bière.
Milsipipi. — Aller à Mil si pipi ; c'est-à-dire très
loin 7 par corruption de Mississipi. — Cette locution a rapport aux émigrations des Normands dans ces contrées, vers le milieu du XVIIe siècle.
Mort. — Qui bien mange , fiente et dort . Ne doit avoir peur de la mort.
Mortain. — A Mortain
Plus de pierre que de pain.
Moulin. — Il vaut mieux aller au moulin Que d'aller au médecin.
Moutier. — Quand tu verras le blanc moutier , Prends garde au rochier.
— Dicton des matelots du Bessin , qui s'applique à l'église de Fresné-Saint-Côme et au rocber du Calvados sur lequel se brisa , en 1 588 , le vaisseau espagnol le Calvaire ( Calvados ) , qui faisait partie de la grande armada envoyée par Philippe II contre la reine Elisabeth. Le mouillage voisin a retenu le nom de Fosse d'Espagne.
Mouton. — Laissez bouillir le mouton : attendez l'issue de l'affaire.
Nesmond. — Filez , filasse , M. de Nesmond Ta dit. — M. de Nesmond , évêque de Bayeux , mort en 1 7 1 5 , fonda plusieurs établissemens de charité , destinés à procurer du travail aux pauvres des deux sexes.
Noël. — A Noël au balcon j
A Pâques au tison.
— A Noël les moucherons , A Pâques les glaçons.
Oiseau. — A tout oiseau,
Son nid semble beau.
— Petit à petit , L'oiseau fait son nid.
Orbandel. — Il avait affaire là comme M. d'Orbandel à la Saint-Gourgon. — Ce dicton fait allusion aux insultes que reçut un grave magistrat dans une fête de village , où sa présence était tout-à-fait inutile.
Paillard. — La maison du paillard
Périra tôt ou tard.
Pain. — Être à pain et à pot : en grande familiarité. — Grossier comme du pain d'orge.
ET LOCUTIONS PARTICULIÈRES. Iî5
Paix. — La paix de Dieu, Babet, et le pot plein. — Ce dicton fait allusion à la trêve ou paix de Dieu, établie en 1061 par Guillaume-le- Conquérant.
Pâle. — Fille pâle
Demande le mâle.
Panche. — Il vaut mieux faire belle panche (panse)
Que belle manche.
Pâques. — Pâques pluvieux ,
An fromenteux.
Patras. — Pris comme patras sous le four. Pelle. — Il a l'air d'un petit Bon-Dieu sur une
pelle : se dit de quelqu'un qui affecte un air
modeste.
Perdrix. — On mange bien des perdrix sans oranges.
Pie. — Blanc comme foire de pie.
Pilate. — C'est comme la servante à Pilate : se dit d'une servante bavarde.
Pinte. — Vendre pinte et fagot ; c'est-à-dire fort cher.
Poire. — S'il y a une bonne poire dans un poirier , c'est pour un cochon. — Ce proverbe , qui a son équivalent dans presque toutes les langues de l'Europe , signifie que les plus belles places se donnent ordinairement à ceux qui les méritent le moins.
Poirelte, poreau. — Bonne ou mauvaise poirette , Il faut que mars la trouve faite.
Pois. — Payer en pois ou en purée ; de manière ou d'autre.
Poitou. — Donner le Poitou 9 et la Saintonge . au bout , c'est-à-dire , rien.
Poule. — Etre plus embarrassé qu'une poule qui n'a qu'un poussin. — Damné comme la . poule à Simon.
Quarante. — Je m'en soucie comme de l'an quarante , dit-on d'une chose à laquelle on n'attache aucune importance.
Quinze. — Tout est quinze parmi quatorze, c'est-à-dire, «n désordre.
Rameaux. — Le propre jour des Rameaux Sème oignons et poreaux.
Rogations. — Après Pâques et les Rogations .
Fi de prêtres et d'oignons.
Rosée. — Rouge rosée au matin ,
C'est beau temps pour le pèlerin.
Rouen. — Vieux comme le pont de Rouen. — Il est, je crois, inutile de faire observer que ce dicton ne peut se rapporter qu'à l'ancien pont de pierre , bâti en 1 1 5 1 , par l'impératrice Mathilde , et dont les ruinés se voyaient encore, il y a peu d'années 9 au-dessus des basses eaux.
— Ascension de Rouen , Fête-Dieu de Ray eux.
— La fête de l'Ascension de Rouen , pendant laquelle , en vertu du privilège de Saint- Romain , on délivrait tous les ans un meurtrier , était célèbre par les magnificences de sa procession , et par le concours d'étrangers qu'elle attirait de toutes les parties de la province. La Fête-Dieu de Rayeux ne lui cédait en rien, et les Normands qui avaient
été assez heureux pour contempler l'une et l'autre procession , les proclamaient hautement les plus belles de France.
Rouge. — Rouge comme la Bonne - Vierge d'Esquai.
Saint. — Après la fête , adieu le saint.
Saint Amados ( Amador ou Amator ) :
En chair et en os Comme saint Amados.
Saint-Barnabe. — A la Saint-Barnabe ,
La faux au pré.
Saint-Clément. — Passé la Saint-Clément ,
Ne sème plus le froment.
Saint-George. — A la Saint-George ,
Sème ton orge.
Saint-Gervais. — Quand il pleut à laSaint-Gervais,
Il pleut quarante jours après.
Saint Julien. — Saint Julien brise glace ,
S'il ne la brise, il l'embrasse.
Saint-Laurent. — A la Saint-Laurent ,
La faucille au froment.
Saint-Loup. — A la Saint-Loup ,
La lampe au clou.
Saint-Malo. — Il est de Saint-Malo ,
Il entend à demi-mot.
Saint-Marc. — Quand il pleut le jour Saint-Marc ?
Il ne faut ni pouque ni sac.
Saint-Médard. —
S'il pleut le jour Saint-Médard ?
Il pleuvra quarante jours plus tard.
Saint Nicolas. — Patron des filles , saint Nicolas ,
Mariez-nous , ne tardez pas.
Saint Pierre. — ■ Renvoyer de saint Pierre à saint Paul.
Saint-Regnobert. — C'est la Saint-Regnobert ?
Qui quitte sa place la perd.
Saint-Sacrement. — A la Saint-Sacrement ;
L'épi est au froment.
Saint-Thomas. — A la Saint-Thomas ,
Les jours sont au plus bas.
Saint-Urbain.
Saint- Vincent. —
Sainte-Catherine.
Sainte-Eulalie. —
A la Saint-Urbain ,
Le froment porte grain.
A la Saint-Vincent,
Tout dégèle, ou tout fend.
A la Sainte-Catherine , Tout bois prend racine.
Si le soleil rit le jour Sainte-Eulalie , Il y aura pommes et cidre à folie.
Sainte-Luce. — A la Sainte-Luce ,
Les jours croissent du saut d'une puce.
Soupe. — Soupe avant, soupe après , Fait vivre cent ans près.
Souris. — C'est une souris à cinq chats, dit-on d'un objet minime que l'on veut séparer.
Tête. — Mal de tète
Veut dormir ou repaître.
Vu. — Une fois vu,
Cent fois mécru.
NOMS DE LIEUX
QUI PARAISSENT DERIVES
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NOMS DE LIEUX
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