CHAPITRE XIIL
autre que le romancier. Sous ce pseudonyme il a donné cours à ses idées musicales les plus bizarres^ en même temps qu'il a traité avec le plus grand bon sens, et plus que du bon sens,, les œuvres de grands génies, tels que Haydn, Mozart, Beethoven.
Ce ne sera pas sans une certaine curiosité qu'on lira une lettre du maître de chapelle Jean Kreisler sur l'harmonica, instrument ridicule qui, il y a cinquante ans, fit fortune en Allemagne et y causa une sorte de révolution chez les mêmes esprits distingués qui se passionnent aujourd'hui pour le mélophone, V accordéon ^ le xilocordéon^ le panharmonicon et autres instruments agaçants ^ dont le seul fait d'écrire les noms m'agace les nerfs.
Tout en traduisant ce morceau , j'étais émerveillé du mal que se donnait Hoifmann à discuter un instrument aussi puéril que Tharmonica; mais c'est justement là que le travail, dans l'esprit du conteur^ est intéressant à suivre. Il commence par raisonner sérieusement la machine à la mode, l'étudié et s'ingénie à chercher les côtés possibles; de temps en temps une fine raillerie se mêle à des aperçus musicaux inteUigents, et enfin le grotesque l'emporte ; Hoffmann reparaît tout entier à la fin de la lettre.