‹ Contes posthumes d'HoffmannChapitre 50 sur 179 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

Aussi, ses lettres nous montrent-elles un homme décoré de la vie d'artiste^ qui périt dans Tatmosphère de paperasses, exilé pour ainsi dire dans de petites villes allemandes, où il ne trouve ni amis dans le sein desquels il puisse épancher ses chagrins artistiques, ni hommes d'intelligence auxquels il puisse parler de ses travaux. Qui sait s'il n'entre pas dans les voies du destin de tourmenter l'homme de génie, afin que de ses souffrances, de ses révoltes intérieures, de son exil il ne sorte quelque cri que Fart traduit à un moment ! Le séjour d'Hoffmann, sa retraite forcée dans de petites villes, nous ont valu des registres de sa vie, tels que les Fragments du journal daté de Plozk; le manque de société lui a fait écrire plus d'une lettre confidentielle où il s'épanche dans le cœur de son ami Julius Hitzig. Faut-il remercier le destin d'avoir tourmenté Hoffmann si longtemps ?

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