‹ Contes posthumes d'HoffmannChapitre 60 sur 179 · HO CONTES POSTHUMES · texte numérisé non relu

HO CONTES POSTHUMES

aride et creux comme le chemin de Posen à Berlin; mais lorsqu'on a devant les yeux les tours des Gendarmes^ on se glisse facilement à travers les épines qui vous retiennent de côté et d'autre'. Je ne veux rien laisser en arrière; maintenant;, je n'ai rien de plus désirable à attendre que la visite de celle qui doit m'ouvrir le monde des fées.

6 janvier.

Session le matin; on a joué Sierakowski; de quatre à dix j'ai été à la Nouvelle-Ressource; nous avons bischoffé avec* et Tension immense le soir; tous les nerfs excités par le vin aux épices; préoccupation de pensée de mort. Double marcheur f).

7 janvier.

Je me suis levé aujourd'hui avec un sentiment de malaise^ suite de l'ivresse d'hier; il me faut encore une fois observer une diète sévère. L'après-midi j'ai lu Candide. C'est la forme d'un bon roman. L'intrigue menée philosophiquement se cache derrière un rideau couvert de caricatures. L'assaisonnement de l'ouvrage est la sottise des hommes^ représentée avec un vif coloris. Le soir^ j'ai écrit un peu de ma messe; je suis disposé à composer.

(*) u Double Marcheur est uii coïite qu'Hoffmanii écilvit plus tard.

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