CHAPITRE IX
1«r janvier..
Les morceaux d'octobre et de novembre du journal qui repose doucement depuis le 17 novembre, n'étaient que des préliminaires. A partir d'aujourd'hui je vais tenir une note régulière sur les événeinents de ma vie, en y comprenant le monde kaléidoscopique contenu entre les quatre murailles de la boîte du crâne. Deux choses très-importantes pour moi vont donner bientôt une nouvelle impulsion à ma vie simple : la translation qui m'est offerte à Varsovie, que j'ai acceptée, et la mort de ma vieille tante à Kœnigsberg, qui va me rendre peut-être un homme aisé Gomment les choses vont-elles marcher maintenant ? Jusqu'à quel point avancerai-je cette année dans mes plans sans fin, à stratifications infinies, pour la vie d'artiste ?
sont venus ici, trois hommes prêts à être enfournés dans le poêle ardent de la buvette de la Redoute. Je devais aller avec eux, mais Dieu m'en préserve ! Ma nature de salamandre a une fin.
4 janvier.
Le concours de Sierakowski a été examiné ; on a terminé les échafaudages du feu d'artifice que je dois faire tirer vendredi prochain. Vraiment quand j'aurai derrière moi cette \ie, alors la véritable activité prendra un essor. Pauvre en événements, pauvre en idées, mon journal est
Plus tard , Hofïniaim fut trompé dans ses espérances; l'iiéritage était insignifiant.