‹ Contes posthumes d'HoffmannChapitre 90 sur 179 · CHAPITRE XIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIl

des choses les plus nécessaires à la vie^ si Fon ne gravait pas chez Werkmeister^ marchand de musique^ trois canzonettes avec texte italien et allemand^ sur lesquelles j'ai touché une avance de 2 frédérichs d'or; car ^ tu peux bien le penser, je ne reçois pas du tout d'honoraires en argent, mais simplement trente exemplaires gratis. De la Suisse et de Bamberg, je ii'ai encore rien reçu pour paon dur travail. Le tout est d'être connu, et à cet égard, j'ai de bonnes espérances, car le conseiller aulique Rochlitz de Leipzig (il rédige la Gazette musicale) m'a promis de prendre note de mon œuvre, qu'il estime et loue du reste,

« Laisse-moi encore, mon plus cher ami, te parler d'un travail que j'ai entrepris et qui me vaut maintenant bien des heures joyeuses; c'est la composition d'une comédie de Caldéron, VÉcharpe et la Fleur , que j'arrange en opéra sous le titre de : Amour et Jalousie, Tu connais sans douti3 la traduction de Schlegel du théâtre de Caldéron, et tu conviendras avec moi qu'il n'y a pas là une étoffe bien attrayante pour un opéra. Si cet opéra est donné une fois comme il faut, cela peut me faire un iiom pour toujours, et alors je penserai avec un sentiment indescriptible à ces temps d'épreuves difficiles,

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