AU MÊME
8 septembre.
«Je prévoyais à Tavance la résistance de Jean-Paul, et cela me fait d'autant plus de plaisir, qu'en définitive mon génie Ta décidé à me précéder au moyen de quelques mots et à me présenter au public lisant Il peut me nommer et avouer ma profession de directeur de musique ainsi qu'il lui plaira et tout à son caprice. C'est un grand honneur d'être connu de lui. J'ai mûrement pesé le sous-titre : Bans la manière de Callot , en me donnant ainsi du large. Pensez seulement à Berganza. Les scènes de rornière aussi bien que la cavalcade dans le vestibule ne sont-elles pas de vraies Callotiana?
« Kratzer s'est laissé enterrer, mais seulement pour la forme ; il était déjà mort depuis longtemps; je ne l'ai jamais connu autrement. Je vous remercie beaucoup , tant de vos deux réjouissantes lettres que de votre vin qui m'a beaucoup servi , car mon voisin Gaziari me livre du vin de qualité médiocre, et cependant je me réserve, dans des temps meilleurs, de vous inviter à boire du plus sublime de tous les vins qui porte le secret de sa force dans son nom, je veux parler du divin vin de Porto. Vous rappelez-vous encore cet orage *'^? »
* Jean-Paul Richter, alors très-célèbre, lit une préface pour une nouvelle série de contes que publiait Holfmann.
** Sur sa demande, Hoffmann avait pris à mon compte, chez le marchand de vin Caziari, vingt-quatre bouteilles de bourgogne. Le vin de Nuits est, comme on sait, un des meilleurs de la Bourgogne. Pendant son séjour ià B;unberg, HolTmann lui