SUR BOUFFLERS XXIX
opposé. Il a l'air de prodiguer les louanges pour empêcher la satire d'éclore; mais leur excès les rend suspectes. Il est impossible d'être meilleur ni plus spirituel; mais chez lui ces deux qualités ont peu de communication entre elles, et si, son esprit n'a pas toujours de la bonté, quelquefois aussi sa bonté pourrait manquer d'esprit. M. de B... terminera sa carrière comme il l'a commencée, en étant le plus heureux et le plus aimable des hommes... On rend sans peine justice à son talent, qui est unique dans quelques pièces de vers, dans ses couplets : chaque mot est un trait ; il est surtout admirable quand on ne le croit que négligé. M. de B... a plu sans qu'on sache comment; mais c'est par la grâce, le goût et un certain abandon qui fait qu'il ne ressemble qu'à lui. Enfin, après avoir eu tous les mécomptes d'un esprit supérieur et d'un cœur ami du bien, on dit qu'il s'occupe d'agriculture 1 ... »
i. Mémoires et Mélanges du prince de Ligne, Paris» 1827, t. II, p. 406. Ailleurs, t. IV, p. 335, l'auteur est revenu ainsi sur ce premier portrait : « Floveros a du singe, du follet, du léger, du profond, de l'inquiet et de l'insouciant... Il avait été philosophe le sabre à la main, la chanson ou la pipe à la bouche; il Test encore la serpette et le râteau à la main... Pauvre homme d'Église, mais brillant homme de guerre ; malheureux homme d'État, mais brillant homme de lettres, il s'est montré supérieur à six académiciens par sa réponse au discours de réception de l'abbé Barthélémy, qui est un chef-d'œuvre. La Reine de Golconde en est un autre. »
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Ca dernières ligna font allusion à cette retraite de Saint-Ligtr, près Saint- Germain, où Boufflen passa le* dernières a/mia dt sa rit, qui se prolongea jusqu'au 18 /aimer 181S. Après tant de traverses, Boufflen t'était fait agriculteur. Comme Candide, il pouvait dire ; < Et maintenant, allons eultâtr notre jardin. »
Eugène Asse.