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SUR BOUFFLERS IX

une confession. C'est là en effet, dans ces belles campagnes entrecoupées de bois ombreux et de riantes prairies, que Boufflers eut son premier roman, et ce roman il l'a écrit dans Aline. Quand on compare le portrait qu'il a tracé de son héros, il n'y a pas à s'y tromper : ce héros, c'est bien Boufflers lui" même, Boufflers à quinze ans, déjà grand chasseur devant l'Éternel, passionné pour les chevaux, surtout pour les chevaux anglais.

« J'étais dans un âge où un univers nouveau se déploie à des organes à peine développés, où des sens plus attentifs, où une imagination plus ardente nous fait trouver de plus vrais plaisirs dans de plus douces illusions ; j'avais quinze ans, en un mot, et j'étais loin de mon gouverneur, sur un grand cheval anglais, à la queue de vingt chiens courants qui chassaient un vieux sanglier. Jugez si j'étais heureux ' ! »

On lira le reste, et l'on pensera, comme nous, que l'amant de la charmante Aline, auquel ses voyages font si aisément oublier ses amours, est bien Boufflers tel que l'ont connu et aimé ses contemporains, ce Boufflers que son ami le chevalier de Bonnard nous peindra bientôt à l'heure de la trentième année.

On comprend qu'avec les dispositions de Boufflers le séminaire ne fut pas du tout son fait. Destiné à t^—^— ii i .1 ..

j . Aline, reine de Golconde. Voir plus loin, p. 8 et 9.

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